L'événement se déroulera au Salon du livre de Sainte-Julie, sur la Rive-Sud de Montréal. «Mike Montreuil, un poète ontarien, et Luce Pelletier, une poète de la Montérégie, développent un échange poétique sous forme de tanka depuis un an déjà», raconte Patrick Simon, poète, directeur et fondateur des Éditions du tanka francophone.
Déjà cinq livresCe lancement en duo suit celui de Entre deux instants, de Jean Dorval, le 7 novembre dernier, dans la région de Québec. Pour ce livre, Jean Dorval a délaissé le haïku qu'il affectionne pour le tanka.
Le tanka et le haïku sont de la même famille, celle des poèmes courts d'origine japonaise. Avec ses cinq lignes et 31 syllabes, le tanka serait né de billets doux échangés secrètement à la cour impériale des Heian, à Kyoto, au 10e siècle. Le haïku est un dérivé de ce dernier. «Il a jugé la forme du tanka plus intéressante, car le poète peut se permettre d'exprimer des états d'âme, alors que le haïku s'attarde strictement à des thèmes inspirés par la nature, de préciser Patrick Simon, avant d'ajouter, nous en sommes maintenant à cinq livres de publiés et nous comptons en publier presqu'autant juste en 2010.»
Revue et projetsEn septembre, Patrick Simon a également publié le 8e numéro de sa Revue du tanka francophone, à laquelle 23 auteurs de plusieurs continents ont participé depuis sa création il y a deux ans. «Nous recevons en moyenne 130 poèmes et en publions 25.»
De plus, l'équipe des Éditions du tanka francophone travaille à une première anthologie du tanka francophone pour le Mois de la poésie, au printemps 2010. Des poètes et auteurs d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Afrique du Nord seront de l'aventure.
Information supplémentaire sur ces parutions ou la poésie courte: http://www.revue-tanka-francophone.com.
