Au travers des sifflets, leurs slogans se sont fait entendre au début de l’heure de pointe: «Solidarité pour les femmes du monde entier» et «En 2010, ça va marcher».
Les participantes ont brandi leurs pancartes. Elles ont distribué aux usagers du métro des tracts présentant les cinq grandes revendications de la marche: égalité, liberté, solidarité, justice et paix.
«La marche est un moment pour appeler à la solidarité de tous. Cela permettra de faire le point sur la situation des femmes au Québec et partout dans le monde», d’affirmer Émilie Angrignon, de la Table de concertation lavalloise en condition féminine (TCLCF).
«En 2000, la première marche a lancé ce vaste mouvement des femmes», explique Véronique De Sève, première vice-présidente à la Centrale des syndicats nationaux (CSN) et membre du comité organisateur de la marche.
«En 2005, nous avons déposé la Chartre mondiale des femmes à l’Organisation des Nations Unis, à New York. En 2010, nous réalisons que l’équité et l’égalité que nous réclamons n’est pas encore au rendez-vous. Alors, nous reprenons notre bâton de pèlerin et nos souliers de course», poursuit Mme De Sève.
Les activités entourant la marche culmineront par un grand rassemblement panprovincial le 17 octobre à Rimouski, précédé par des marches régionales les jours précédents.
L’ex-candidate à la mairie de Laval, Audrey Boisvert, était aussi de la partie, le 8 mars. «Au Centre des femmes de Laval, nous voyons chaque jour que les problèmes de pauvreté et de violence faite aux femmes sont encore présents. Nos objectifs ne sont pas atteints, il est important de continuer à nous faire entendre», de dire la stagiaire en travail social.
«Pour moi, ce sera ma première marche et mon grand saut dans le bain du mouvement des femmes. Ce sera un événement unique!» de souligner à tour de rôle Maryse Boucher, 27 ans, et Lise Tremblay, 52 ans, qui travaillent toutes deux au Centre des femmes de Laval.
Avant la fêteLa manifestation prenait bien sûr place dans le cadre de la Journée internationale de la femme. Après leur action, les manifestantes ont d’ailleurs convergé vers le Château Royal, où allait se dérouler une soirée de spectacle illustrant la richesse culturelle et multiethnique de Laval et de la région.
