Traduits en 26 langues, connus dans une trentaine de pays, les monologues autant humoristiques que socialement engagés sont inspirés de 200 entrevues, où les femmes ont confié leurs sensations, leurs joies et leurs peines en lien avec cette partie intime de leur anatomie. «Nous espérons que cette présentation provoque réflexion, débat et conscientisation autour de la question féminine dans la communauté lavalloise. C'est un autre moyen de promouvoir l'autonomie des femmes», a raconté Chantal Picotin, du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval et membre du C.A. de la TCLCF.
Au-delà du tabouDans une mise en scène de Sandra Foisy, les comédiennes et activistes de Chrysanthemum Tea Productions défendront le texte qu'Eve Ensler a créé en 1996, sur Broadway. «Déjà en une dizaine d'années, nous avons constaté moins de tabous qu'à l'époque. D'ailleurs, désormais, la proportion entre femmes et hommes qui viennent assister au spectacle est équivalente», confient les comédiennes Édith Bolduc et Marie-Noëlle Dufour.
«À chaque représentation, nous soutenons une cause qui touche les femmes avec la somme des billets vendus. Cette année, ce sera la TCLCF (90%) et un organisme de la République démocratique du Congo qui lutte contre la violence faite aux femmes (10%), car nous sommes engagées envers le V-Day 2009, une autre initiative d'Eve Ensler», ajoute Sarah Hansen.
Comparé au mystère du Triangle des Bermudes, appelé de tous les surnoms possibles à travers le monde, objet de convoitise ou symbole de la sexualité féminine assumée, parions que le vagin fera parler autant sur scène que dans la salle le 12 mars prochain.
Il s'agira d'une deuxième collaboration entre la compagnie théâtrale et l'organisme lavallois, puisqu'en novembre dernier, Chrysanthemum Tea Productions avait joué des extraits de Les fées ont soif, de Denise Boucher, pour souligner les 20 ans de la TCLCF.
