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Recul du nombre de femmes présentes en politique

Recul du nombre de femmes présentes en politique

Recul du nombre de femmes présentes en politique

Publié le Avril 13 2007
Publié le Mai 25 2010
Catherine Berthiaume

Inquiétude à la TCLCF

La Table de concertation lavalloise en condition féminine (TCLCF) est préoccupée par la baisse de nombre de femmes représentées à l'Assemblée nationale du Québec.

Sujets :
Laval , Fabre , Laval-les-îles

La TCLCF constate qu'à Laval, la proportion de femmes élues aux récentes élections provinciales, soit 20 %, demeure inférieure à la moyenne provinciale qui est de 25,6 %. Du côté fédéral, bien que deux hommes et autant de femmes représentent Laval, on compte une femme députée sur cinq dans l'ensemble du pays. «Nous étions en légère progression depuis plusieurs années. On a aussi connu un recul au fédéral aux dernières élections. Nous croyons que l'une des causes est l'élection de partis plus conservateurs», mentionne Marie-Ève Surprenant, coordonnatrice à la TCLCF.

Sensibilisation

«Le nombre de femmes présentées a un impact sur le nombre de femmes élues, poursuit Mme Surprenant. Les partis doivent également avoir une réelle volonté de présenter des femmes».

Ce que corrobore Michelle Courchesne, députée libérale, réélue dans le comté de Fabre le 26 mars dernier. «Il n'y a pas de recette miracle. Aussi, il doit y avoir un exercice de sensibilisation et un travail de valorisation du métier de politicien auprès des gens».

Femme et politique

Selon Mme Surprenant, c'est un mythe de penser que les femmes ne sont pas intéressées à embrasser une carrière politique. «Si on va les chercher, elles vont y être, Québec Solidaire l'a démontré». De son côté, la députée de Laval-les-îles, Raymonde Folco constate: «Je me suis demandée si les jeunes femmes en particulier n'avaient pas l'impression que tout était maintenant gagné. Je crains qu'elles ne soient pas suffisamment conscientes que la situation des femmes peut reculer».

«La politique relève beaucoup du bouche-à-oreille et de réseaux. Les femmes ne disposent pas des mêmes réseaux que les hommes», affirme la coordonnatrice de la TCLCF. Ce que constate de même, Nicole Demers, députée dans la circonscription Laval. «Se lancer en politique demande un réel investissement financier, en temps, en congé sans solde et les femmes peuvent se demander: Qu'est-ce qui va m'arriver si ça ne fonctionne pas?».

La TCLCF croit qu'une réforme du mode de scrutin permettrait une plus grande pluralité politique et un plus grand respect de la volonté de la population. `

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