Le lieutenant-détective à la retraite, maintenant consultant en sécurité, aborde la question de l'environnement sous différents angles: développement urbain, transport en commun, îlots de chaleur, qualité de l'air et de vie. À Laval-des-Rapides et à Pont-Viau, où il réside, tous ces éléments se conjuguent.
Vieux modèle de développement«Avec l'arrivée du métro, on a négligé la qualité de vie des résidents», dit-il. Les utilisateurs des stations Montmorency et Cartier sont en bonne partie des résidents de la Couronne nord, constate M. Demers. «Le problème qui était à Montréal, au départ, a été transféré à Laval.»
Il faut désengorger les terminus lavallois par l'aménagement de stationnements incitatifs et de circuits d'autobus dédiés au métro, dans les banlieues de la Couronne nord, plaide-t-il.
Les actions qu'il propose ne sont réalisables qu'à condition de sortir du modèle d'urbanisme datant des années 1960 et 1970. À cet égard, il faut exercer un leadership auprès de tous les paliers gouvernementaux, ainsi qu'auprès de la classe d'affaires, répète-t-il.
Mieux vaut s'attaquer de front et sans attendre à des problèmes comme celui des îlots de chaleur, illustre-t-il. «Laval-des-Rapides, c'est la 440, la 19, la 15, les stationnements, les centres d'achats, le parc industriel... Il faut replanter. Dans les nouveaux développements, le paysagement ne devrait pas être optionnel. On est en train de faire un développement qui nous rend malades.»
M. Demers s'est par ailleurs fait remarquer par les citoyens militant pour la protection des îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches, en juin dernier. Il a été la première voix à s'élever officiellement à l'Assemblée nationale contre le projet de loi 216.
Le projet de loi privé, initié par Ville de Laval, visait à confirmer la validité d'un règlement municipal controversé qui permet un développement élargi sur ces îles formant l'archipel de Terrebonne.
Marc Demers, qui a terminé bon deuxième aux élections de 2007, derrière le député libéral sortant de Laval-des-Rapides, Alain Paquet, ne limite pas son analyse aux enjeux écologiques.
«Laval, c'est mon milieu: j'y ai étudié, j'y ai travaillé, j'y habite, dit-il. À Laval-des-Rapides et à Pont-Viau, ça prend juste une petite marche pour constater que des gens ont besoin d'aide.
«Le PQ, c'est un parti de centre-gauche. On veut créer de la richesse, pour la redistribuer. Ça rencontre mes valeurs.» Dans cet ordre d'idées, il vise à augmenter le budget alloué aux organismes sociocommunautaires.
L'ancien responsable de l'équipe des crimes majeurs, au Service de la protection du citoyen de Laval, attribue d'ailleurs à ces organismes un rôle important quant à la lutte contre la délinquance.
«Il y a un problème de gangs de rue à Laval, mais il n'est pas lié uniquement au métro. Les solutions passent par la communauté, l'école et la police. Pas uniquement la police.»




