Lors de la soirée, l'attachée politique Amélie Lefort a témoigné de son expérience d'octobre dernier. Une trentaine de femmes ont participé à la dernière édition de l'école, provenant de toutes les régions, étant de toutes générations et états civils.
«Les journées sont très chargées, afin de prendre conscience des implications d'une vie politique active!», a-t-elle lancé d'entrée.
Cahier de lecture imposant, entourage nombreux, entrevues de presse, «ce n'est pas une simulation parlementaire. Nous apprenons les exigences des coulisses, telles le travail collectif en comité, la présence des conseillers et des journalistes. En toute solidarité, nous apprenons à convaincre nos pairs avec diplomatie, dans une ambiance très conviviale», d'observer Mme Lefort.
Les participantes ne sont pas obligées d'afficher leur allégeance. En trois jours, elles doivent arriver à présenter une plate-forme électorale complète. Car l'objectif de la formation est clair: donner les outils pour permettre aux femmes de se présenter à des élections. Il y a possibilité de mentorat pour les femmes désirant aller plus loin. C'est que des élus et ex-élus prodiguent leurs conseils en cours de route. À Laval, cette formation de haut niveau se déroulera les 27-28-29 mars et 10-11-12 avril 2009. Elle s’adresse aux femmes ayant un intérêt pour la politique active.
Assumer le leadershipEn deuxième partie de soirée, Martine Blanc, conceptrice du programme de l’École Femmes et Démocratie, a animé la conférence-atelier Oser assumer son leadership, oser exercer le pouvoir, conçue pour aider les aspirantes candidates à identifier et à développer leur capital politique.
D’emblée, Mme Blanc a exprimé le souhait d’atteindre la parité hommes-femmes au sein des instances décisionnelles et a soulevé que le doute et le manque de confiance en soi empêchent trop souvent les femmes de s’investir en politique. Elle attribue généralement cette hésitation à la méconnaissance de leurs nombreuses compétences personnelles et politiques. À travers sa conférence-atelier, Mme Blanc a tenté d’aider la vingtaine de femmes rassemblées dans la Salle 2D3D de la Maison des arts à reconnaître les composantes de leur capital politique et à apprivoiser le pouvoir en identifiant leurs compétences, en valorisant leur leadership et en exploitant leur réseau social. «Toutes ces initiatives ont pour but d'encourager la venue de femmes à des postes décisionnels, afin d'influencer pour le mieux les conditions de vie des femmes», a finalement rappelé Emi Togo, de la TCLCF.
Information sur l’École Femmes et Démocratie à Laval, ou pour commander le guide d’information et le formulaire de dépôt de candidatures: Emi Togo au 450 682-8739 ou communication.tclcf@bellnet.ca ou www.tclcf.qc.ca.




