Dans un communiqué de presse envoyé jeudi le 4 juin, le chef du Parti au service du citoyen (PSC) fait écho au rapport produit par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), rendu public le 8 mai dernier. «Le maire Vaillancourt aurait dû se tenir debout et se faire le porte-voix de nouvelles idées proposées par ses électeurs lors des consultations publiques sur le projet de train dans l’est», écrit Robert Bordeleau, ajoutant que «des contribuables lavallois seront encore une fois laissés pour compte».
Le PRO a le dos largeCandidat à la mairie aux prochaines élections municipales, le leader du PSC s'en prend également à son vis-à-vis du PRO des Lavallois, questionnant son intérêt pour la cause environnementale.
«Tandis que l’administration [Vaillancourt] se targue d’être verte en plantant quelques arbustes ici et là, cette dernière cautionne la construction d’un pont [parachèvement de l'autoroute 25] pour favoriser le recours à l’automobile et favorise des locomotives qui carburent au diesel et qui contaminent la qualité de l’air que nous respirons», déplore Robert Bordeleau dans son communiqué.
Dans cette dernière attaque, M. Bordeleau s'inspire notamment d'un extrait du rapport du BAPE, où les commissaires remettent en question l'achat de locomotives bimodes (diesel et électricité) pour la future ligne de train de banlieue, alors qu'ils préconisent plutôt une électrification intégrale du service, ce qui aurait pour effet de réduire les impacts du projet sur le plan environnemental, avancent les commissaires dans leur rapport.
Le «hic» de l'affaire, c'est que cette décision d'achat fut celle de l'Agence métropolitaine de Transport (AMT) et que l'administration municipale n'a rien eu à voir avec ce choix.
«Peut-être (…), mais on peut lui reprocher de ne pas avoir fait de représentations à ce niveau-là», répond Robert Bordeleau lors d'un entretien téléphonique, signifiant que Laval siège au conseil de l'AMT.
Pour le PSC, l’environnement est une réelle priorité, reprend son chef, qui rêve d'un tramway reliant Laval d’est en ouest dans l'emprise de l'autoroute 440.
À cet égard, il soutient que les Lavallois «devront être écoutés, pas seulement consultés», ce à quoi il s'engage s'il est élu le 1er novembre prochain.




