Lorsque questionné sur son absence et celle de son parti, le maire Gilles Vaillancourt a assuré qu'il ne faut pas y voir un désaveu à l'égard de l'organisme. Un conflit d'horaire, a-t-il déclaré.
À la TCLCF, on explique que les démarches ont été entamées auprès des partis politiques à la mi-septembre. «Nous leur avions donné nos dates de disponibilité, mais ils ont décidé de tenir l'événement aujourd'hui. Je respecte leur agenda, mais nous avons aussi le nôtre», a indiqué le maire.
Ce matin, Jean Bertrand, agent officiel du PRO, soulignait qu'à 17 jours de l'élection, les troupes se concentraient sur le porte-à-porte. «Jusqu'à maintenant, nous avons vendu 27 745 cartes de membres. Pour y arriver, il faut être sur le terrain», dit-il.
Quatre thèmes ont été abordés: l'environnement, la pauvreté, la qualité de vie et l'implication citoyenne et la condition féminine. La formule choisie par les organisateurs ne permettait pas de confrontation entre les participants, chacun présentant son programme à tour de rôle. Le public pouvait intervenir à la fin du débat, qui a duré une heure trente.
Robert Bordeleau et Anne Renaud-Deschênes, respectivement candidat à la mairie et candidate dans Concorde-Bois-de-Boulogne, ont, entre autres, présenté leur projet de tramway et leur désir de créer des postes de commissaire à l'éthique et d'ombudsman.
La candidate à la mairie du ML, Lydia Aboulian, et le candidat dans Ste-Rose, Jean-François Paquet, ont insisté sur la consultation du public. Le parti veut mettre en place des conseils de quartier animés par les conseillers et soutenus par les Bureaux municipaux lavallois (BML). Mme Aboulian et M. Paquet considèrent que le projet de tramway est utopique. «Mon équipe est réaliste, elle n'est pas le Père Noël, a lancé Lydia Aboulian. Nous ne promettons pas ce que nous ne pouvons pas nous offrir. Le tramway, on y penserait si on était deux millions d'habitants.»
Le débat s'est déroulé à l'agora du cégep, dans une ambiance très bruyante. Généralement, les étudiants ont prêté peu d'intérêt aux candidats. Les organisateurs désiraient pourtant attirer leur attention afin de les inciter à aller voter, sauf que ceux qui semblaient avoir écouté le débat avaient moins de 18 ans ou n'habitaient pas Laval. De plus, la majorité des questions du public provenait de représentants de groupes communautaires ou de gens de l'extérieur du collège, on peut donc se demander si le lieu était le plus approprié.




