C’est ce que le candidat défait du Mouvement lavallois (ML)dans Orée-des-Bois et le président de ce parti, David De Cotis, ont fait savoir par voie de communiqué, quelques jours après l’incident. Appelée à commenter, Francine Légaré s’est montrée surprise. Elle a affirmé n’avoir jamais reçu de demande d’excuses.
Dans son communiqué, M. Migliozzi juge «inacceptable qu’un citoyen qui veut simplement poser une question soit traité de telle façon». Pour sa part, la présidente rappelle qu’elle lui avait demandé à deux reprises de retourner à son siège puisqu’il n’avait pas le droit de parole. Au troisième avertissement, elle a demandé à la police de l’escorter hors de la salle. «J’ai agi selon les règles de l’art», soutient-elle.
Rappelons qu’au début de la séance de mars, la présidente du conseil avait indiqué que dorénavant elle n’acceptait plus les nouvelles inscriptions une fois la séance débutée. Le 1er mars, elle a accepté d’accueillir les demandes jusqu’à ce que la période de questions soit ouverte. Les citoyens devront se limiter à une seule question, qu’ils devront inscrire sur le carton qu’ils doivent déposer au greffier avec leur nom, adresse et numéro de téléphone.
En entrevue, Mme Légaré indique que cette décision a été prise afin de garder l’ordre et le décorum. «Nous voulons favoriser l’accès aux citoyens», dit-elle en assurant qu’elle ne fait pas de distinction entre les citoyens et les membres d’un parti.
La présidente fait savoir que les responsables municipaux travaillent à la nouvelle formule.
«Je n’en reviens pas de cette soirée», dit David De Cotis du ML. Il estime que le déroulement proposé n’est pas conforme au règlement. «C’est inscrit nulle part que nous devons donner notre question avant et que nous avons droit à une seule question», poursuit-il.
Le règlement L-5480, encadrant le déroulement des réunions du conseil municipal de Ville de Laval, stipule que «toutes les personnes présentes peuvent poser des questions aux membres du Conseil». L’article 39 prévoit que «les personnes qui désirent poser une question doivent faire la file derrière l’endroit prévu à cet effet». À l’hôtel de ville de Montréal, ceux qui désirent poser une question doivent se présenter entre 17h et 18h30, le jour du conseil, afin d’obtenir un coupon. Par la suite, c’est un tirage au sort qui détermine l’ordre des interventions. Du côté de Québec, les citoyens n’ont qu’à se présenter à l’endroit prévu pour attendre leur droit de parole.
AdresseAlors que le règlement demande seulement aux citoyens d’inscrire leur adresse sur le carton servant à signifier leur désir de poser une question, la présidente leur demande de la donner verbalement avant de s’adresser au Conseil. «C’est 100% une façon d’intimider», estime David De Cotis. Un avis partagé par Robert Bordeleau, chef du Parti au service du citoyen. Il ajoute qu’ailleurs les intervenants n’ont pas à le faire.
«Il ne s’agit pas de démotiver les gens, assure la présidente. C’est pour savoir de quel secteur ils sont.»
La prochaine séance du conseil municipal aura lieu le 6 avril.




