Également président de la Commission des finances publiques, M. Paquet rappelle que son gouvernement a fait le choix de préserver les services sociaux et que, compte tenu des finances de l’État, il fallait augmenter les revenus pour atteindre l’équilibre budgétaire en 2013-14.
Les moins bien nantis épargnés«Il y avait des choix à faire et nous les avons faits en protégeant les gens à faible revenus », affirme-t-il, assurant que leur revenu disponible demeure largement supérieur à celui qui prévalait en 2003.
Il en donne pour preuve un couple avec deux enfants à charge dont les deux revenus de travail totalisent 30 000 $. «En 2003, leur revenu après impôts était de 28 954 $; cette année, en prenant en compte les nouvelles hausses annoncées, ce même ménage disposera d’un revenu [équivalent] de 39 297 $, soit une hausse de 36 %».
Toujours selon M. Paquet, cette hausse de 10 343 $ du revenu disponible découle des charges fiscales fédérales et provinciales, dont 4 381 $ sont issus de réductions du fisc québécois depuis 2003.
En se projetant en 2013, alors que les hausses progressives visant la contribution nette à la santé, la TVQ et la taxe sur le carburant auront atteint leur pleine mesure, ce ménage augmenterait son revenu disponible de 145 $, renchérit le député libéral de Laval-des-Rapides.
Alain Paquet se prête au même exercice, ciblant cette fois un couple de deux enfants disposant d’un double revenu totalisant 75 000 $. Par rapport à son revenu disponible de 51 507 $ en 2003, ce ménage jouirait en 2010 d’un pouvoir d’achat réel au net de 58 351 $. Dans quatre ans d’ici, selon ce qui est annoncé dans le budget 2010, cette famille verrait toutefois son revenu net diminuer de 1134 $ en comparaison à son pouvoir d’achat d’aujourd’hui, fait valoir l’économiste de formation.
Épargnés depuis 2003«Depuis 2003, les Québécois ont profité de baisses fiscales de l’ordre de 5,4 milliards de dollars, alors qu’on leur demande d’ici les quatre prochaines années un effort de 3,4 milliards », poursuit M. Paquet.
Il ajoute que si le gouvernement avait choisi de hausser de deux points la TVQ, parallèlement aux baisses de la TPS de 2006 et 2008, comme le suggérait à l’époque l’opposition, les Québécois auraient eu à débourser au cours des quatre dernières années l’équivalent de 8 milliards de dollars en taxes supplémentaires.
Il insiste aussi sur le fait que le gouvernement assumera sa large part de responsabilités en épongeant 62 % du déficit de quelque 11 G$ d’ici 2013-2014 via le contrôle des dépenses. Pour atteindre la cible, il devra ramener la croissance des dépenses de programmes à 2,9 % cette année, puis à 2,2 % au cours des trois années subséquentes. Une grosse commande, considérant que l’an dernier, la hausse des dépenses était de l’ordre de 3,8 %.




