La pétition initiée par l’organisme lavallois Sauvons nos trois grandes îles a été déposée officiellement par la députée libérale de Mille-Îles, Francine Charbonneau, le député péquiste de Terrebonne, Mathieu Traversy, et le député de Québec solidaire de Mercier, Amir Khadir.
Un tiers de LavalloisPlus de 95 % des signataires sont de la grande région métropolitaine, indique Huguette Larochelle, présidente de Sauvons nos trois grandes îles. Sur l’ensemble des signatures récoltées, 32 % sont lavalloises et 15 % proviennent de la région Les Moulins. La pétition comporte 12 634 signatures électroniques.
À l’Assemblée nationale, on admet que le nombre de signatures recueillies est important. «Oui, c’est une grosse pétition, par rapport à ce que l’Assemblée nationale reçoit normalement», indique Jean-Philippe Laprise, de la direction des communications.
C’est la députée Francine Charbonneau, qui a déposé la plus grande partie de la pétition, soit 38 158 signatures. Le dépôt d’une pétition n’engage pas l’élu qui la dépose.
Les cinq députés lavallois avaient cependant déjà pris l’engagement de décréter une mise en réserve des îles, le 3 novembre 2008, deux jours avant le déclenchement des élections provinciales.
En mars 2009, ils renonçaient à cette mise en réserve, peu après l’abrogation d’un règlement municipal qui permettait de construire sur ces îles sans passer par le processus d’approbation référendaire.
Quoique l’abrogation du règlement ait été une victoire, la protection des îles repose encore entièrement sur les épaules des citoyens, estime Mme Larochelle. Ces derniers ont retrouvé leur droit à la consultation publique, mais les trois îles «ont toujours un zonage permettant le développement», fait-elle remarquer.
En réclamant un moratoire, c’est du temps que les sympathisants des îles Saint-Joseph, Saint-Pierre et aux Vaches cherchent à obtenir, afin de procéder à l’acquisition de l’archipel baigné par la rivière des Mille Îles.
Mme Larochelle évoque l’idée de la création d’une fondation, à laquelle pourraient contribuer les citoyens ou d’éventuels partenaires, comme la Fondation Hydro-Québec pour l’environnement, la Fondation de la faune du Québec, Canard illimité, Conservation de la nature Canada, le ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) et Ville de Laval.
Appuis d’élusLe maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a déjà donné publiquement son appui au projet, pendant la dernière campagne électorale municipale, souligne Huguette Larochelle.
En 2009, les cinq députés libéraux lavallois ont obtenu qu’une subvention du MDDEP soit octroyée pour la réalisation d’une étude portant sur la valeur écologique des trois îles. «On s’est avancés pour dire qu’après l’étude, on va s’asseoir ensemble et voir comment on peut préserver ce territoire», rappelle Francine Charbonneau.
Les résultats de cette étude, qui a été confiée à l’organisme Éco-Nature, sont attendus sous peu.
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