Le pdg de l’Agence de santé et des services sociaux est bien conscient que la création de 40 nouveaux lits de courte durée ne comblera pas tous les besoins à Laval.
«On a besoin d’au moins un autre 150 lits [de longue durée]», dit Claude Desjardins. Il explique que cela signifie la construction d’un nouvel édifice, ce qui peut représenter un processus allant jusqu’à dix ans et nécessitant un investissement se situant entre 150 M$ et 200 M$.
«On ne peut pas attendre, affirme le pdg de l’Agence. On fait notre maximum pour le court terme.»
Il indique que des discussions avec le ministre de la Santé et des Services sociaux ont eu lieu à ce sujet. Au cabinet d’Yves Bolduc, on reconnaît que la région de Laval éprouve quelques difficultés. «Le ministre a reconnu qu’il y a un manque de lits», soutient son attachée de presse, Karine Rivard.
Alors que certains placent Laval en queue de peloton pour ce qui est du nombre de lits de courte durée, de longue durée et le nombre de médecins de famille par habitant, M. Desjardins tente de relativiser.
«C’est vrai qu’il y a une pénurie, mais les gens peuvent consommer [leurs soins de santé] ailleurs. Ce qui ne nous empêche pas de vouloir être le plus autonome possible», assure Claude Desjardins.
Il fait remarquer que seulement 50 % à 55 % des patients de la Cité-de-la-Santé sont des Lavallois. Il observe que de la même façon, 50 % des gens consultant à l’Hôpital du Sacré-Coeur n’habitent pas à Montréal.
Le pdg de l’Agence constate que les difficultés rencontrées à Laval sont les mêmes que celles vécues dans toute la couronne montréalaise. «Il y a eu augmentation de la population, il y a donc une augmentation des besoins», rapporte le gestionnaire qui note que les hôpitaux montréalais les plus touchés par les débordements sont ceux situés près des principales villes entourant l’île de Montréal. (G.F.)




