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Exposition de voitures anciennes: Une passion qui ne vieillit pas

Photo: Daniel Therrien

Photo: Daniel Therrien

Kariane Bourassa
Publié le 14 Juillet 2012
Publié le 12 Juillet 2012
Kariane Bourassa  RSS Feed
Sujets :
église Sainte-Rose , Laval

Des milliers d’amateurs de vieilles voitures se sont déplacés, sur le terrain de l’église Sainte-Rose, le 8 juillet, pour assister à la 13e édition de l’exposition de voitures anciennes.

Venus de partout en région, les visiteurs ont analysé, critiqué et vanté les quelque 200 automobiles présentées.

«Saumon et bleu poudre, on ne voit plus ça! Les couleurs des voitures dans ce temps-là étaient beaucoup plus belles. Aujourd’hui, les autos sont toutes noires, grises ou blanches», déplore Normand St-Jean, qui se décrit comme un maniaque d’automobile.

Résident de Laval, il affirme « courailler» toutes les expositions de ce genre. «Jeune, je rêvais d’avoir ça. Ça a de la puissance et du son», soutient-il.

Cette passion, Richard Cometto, la partage. «C’est un vice. Pour certains, c’est les femmes ou l’alcool. Nous, c’est les autos», lance-t-il, un appareil photo à la main.

«C’est mon bébé»

Pour le Lavallois Gérard Perrault, l’exposition est l’occasion de sortir son «bébé». Propriétaire d’une Chevrolet Sedan quatre portes 1934, il expose son «bijou» et répond aux questions des visiteurs.

Le plus souvent, les gens s’enquièrent du prix. «Disons que c’est plus dispendieux qu’une voiture neuve», soutient M. Perrault en riant.

Il a trouvé sa voiture sur un site Internet de petites annonces, il y a trois ans. «J’en rêvais depuis que j'était petit. C’est beaucoup d’argent investi, mais maintenant que les enfants ont quitté la maison, j’ai décidé de faire plaisir au gars que je vois dans le miroir», lance-t-il d’un ton jovial.

Même si elle a été construite en 1934, la voiture est fonctionnelle et Gérard affirme qu’il la conduit aussi souvent que les conditions météorologiques le permettent.

«On peut aller n'importe où, mais le réservoir à essence ne peut contenir que 23 litres, alors il ne faut pas oublier d’aller gazer», dit-il.

La voiture est pour lui une grande fierté. Le propriétaire indique qu’à l’époque sa Chevrolet coûtait près de 550 $. «Les gens gagnaient 10 cents la journée, alors ce n’est pas n’importe qui qui pouvait acheter ça!», s’exclame-t-il.

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