À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées, les ministres Alain Paquet et Marguerite Blais ont visité la résidence l’Oasis de Laval, le 14 juin dernier, afin de les sensibiliser aux abus envers les aînés.
En milieu d'après-midi, près de soixante-quinze résidents s'étaient donnés rendez-vous dans le salon Gilles Longpré, du nom du fondateur de la résidence, afin d'écouter les messages qu'étaient venus livrer les deux représentants du gouvernement.
Plan d’action
Dans son allocution et un an après la mise en place du Plan d’action gouvernemental pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées, la ministre responsable des Aînés a rappelé les différentes actions menées.
Parmi celles-ci, la campagne de sensibilisation lancée en octobre 2010 avec Yvon Deschamps, la ligne téléphonique d’écoute et d’information, le financement de la première chaire mondiale de recherche sur la maltraitance à l'Université de Sherbrooke et la formation d'intervenants de la santé au dépistage de maltraitance.
Mme Blais a poursuivi en abordant la nouvelle politique «Vieillir chez soi», qui sera déposer à l'automne, avant de rappeler que ce «plan de 200 M $ était le «plan le plus audacieux au Canada, puisqu'à titre d'exemple, l'Ontario a un plan sur cinq ans de 5 M $».
Abus financiers: développer les bons réflexes
En tant que ministre délégué aux Finances, Alain Paquet a tenu à rappeler les bons réflexes.
«Premièrement, il faut vérifier auprès de l'Autorité des marchés financiers si la personne, qui offre le service financier est inscrite. Ensuite, demander de l'information écrite et enfin, si ça a l'air trop beau pour être vrai, c'est vraiment trop beau pour être vrai. Cela démontre qu'il vaut mieux se tenir loin et aller voir ailleurs». Le député de Laval-des-Rapides visite régulièrement les résidences, afin de rencontrer les gens, les sensibiliser: «à faire de l'éducation financière».
Une visite appréciée
Après la rencontre, durant laquelle les aînés ont pu poser des questions, le directeur général de la résidence, Pierre Perron, était visiblement très content du déroulement de l'après-midi.
«C'est essentiel de donner de l'information et on ne peut pas être mieux informé que lorsque les ministres viennent nous en parler. Pour les gens, aussi, c'est important de voir que le gouvernement se préoccupe de cela», croit-il. S'il n'a jamais eu à traiter des cas de violence, il a, par contre, aidé plusieurs résidents à faire face à des tentatives d'abus. «À ma connaissance, nous n'avons pas eu de cas de fraude, mais des gens viennent nous voir pour des travaux avec des prix abusifs ou des entrepreneurs qui chargent, mais qui ne viennent pas faire le travail», rapporte M. Perron.
