Quand les enfants jouent aux grands

Kariane
Kariane Bourassa
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Une soixantaine de jeunes de moins de 18 ans ont été initiés, le temps d’une journée, au monde de la restauration et ont permis d’amasser près de 13 000 $ au profit de la Fondation du Dr Julien. Aide-cuisinier, serveur, maître d’hôtel, ils ont tous contribué à l’organisation des Petits gourmets dans ma cour, un évènement qui a attiré quelque 300 visiteurs le 11 août dernier.

Les Petits gourmets dans ma cour est un regroupement de quartier qui a aménagé deux restaurants extérieurs. Les visiteurs étaient reçus et servis par les enfants du voisinage. «Ils faisaient tous des tâches en fonction de leur âge», explique l’instigatrice du projet, Josée Lefebvre. Alors que les plus jeunes montaient les tables, servaient de l’eau ou distribuaient les pains, les plus vieux prenaient les commandes, apportaient les repas et géraient les factures.

 

Lors de cette deuxième édition, le restaurant principal était situé à l’arrière de la résidence de Josée Lefebvre. «Il y avait 75 personnes par service, et nous avons fait 3 services. C’est beaucoup de monde et pourtant, nous étions complets depuis le 25 juin», lance-t-elle gaiement.

 

Afin de maximiser l’expérience, des pâtes, de la pizza, de la crème glacée et des gaufres étaient servies à des tables sans réservation, en bordure de la rue.

 

Une garderie avait aussi été aménagée afin d’accommoder les familles qui avaient amené leurs poupons. Au total, c’est 115 bénévoles qui ont gravité autour du projet.

La solidarité de quartier existe toujours

L’objectif premier était d’amasser de l’argent pour la Fondation du Dr Julien, mais pour Josée Lefebvre, l’évènement pouvait apporter autre chose à la société. Mère de deux enfants, elle voulait impliquer les jeunes dans ce projet afin qu’ils apprennent à s’entraider en travaillant ensemble.

«Je voulais sensibiliser les enfants à l’implication sociale. Leur montrer que la solidarité de quartier existe encore, même en 2012», explique Josée Lefebvre, en ajoutant avoir été émerveillée par le lien de fraternité qui s’est créé entre les voisins.

 

Vers 19h, lorsque la pluie s’est mise à tomber, tout le monde a mis la main à la pâte pour ne pas que la fête tombe à l’eau.

 

«C’était le déluge! s’exclame l’organisatrice. Beaucoup de gens ont tout de même décidé de rester, mais nous n’avions pas assez d'abris pour tout le monde.» Les voisins ont donc accouru, amenant des auvents avec eux.

 

«Sans qu’on le demande, des dizaines de gens ont aussi prêté des parapluies pour que les invités puissent manger au sec. Ça, c’est vraiment la preuve que la solidarité existe encore», s’exclame-t-elle avec émotion.

 

Devant le succès de l’édition 2012, Josée Lefebvre assure qu’elle retentera l’expérience. «Si vous m’aviez demandé ça il y a trois jours, je ne sais pas ce que j’aurais répondu. C’est intense comme préparation! Pendant une semaine et demie, ma maison était devenue une mini-entreprise. Tous les voisins entraient et sortaient. Lorsque mon conjoint finissait de travailler, il y avait toujours du monde dans sa maison. Nous n’avions pas de vie privée», dit-elle en riant.

 

Elle soutient toutefois que ça en a valu la chandelle et espère «pouvoir se rendre jusqu’à une cinquième édition».

Organisations: Fondation

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