Deux mères, dont les enfants ont été victimes de gestes d’agression de la part d’intimidateurs à l’école L’Orée-des-Bois, émettent un autre son de cloche.
«Il y a un écart entre le beau plan de la commission scolaire et son déploiement dans les écoles», affirme la première. Lors de ses rencontres avec la direction, elle n’a pas eu le sentiment que les actes répétés contre d’autres enfants avaient été répertoriés.
Dans le même établissement, un autre parent se serait fait dire qu’il n’y avait pas de suivi parce qu’aucun adulte n’avait été témoin. Après l’intervention de ce parent, les jeunes agresseurs auraient écopé d’une copie pour avoir tabassé un premier élève, puis un second qui aurait tenté de s’interposer.
«Dans cette école, les plaintes sont banalisées. Ils ne veulent pas en entendre parler, soutient l’autre mère, dont l’enfant a été roué de coups de pied. Nos enfants ne sont pas en sécurité.»
«Pour l’ensemble des écoles, c’est tolérance zéro en ce qui concerne les gestes de violence», assure Jean-Pierre Archambault, directeur des communications de la CSDL.
Protecteur de l’élève
Des conseils s’adressant aux parents sur les démarches à suivre pour dénoncer une situation sont disponibles sur le site Internet moijagis.com, mis en place dans le cadre de la Stratégie gouvernementale de mobilisation de la société québécoise afin de lutter contre l’intimidation et la violence à l’école.
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Le Dr Égide Royer, codirecteur de l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école y recommande de contacter la direction de l’école afin qu’une intervention ait lieu auprès de l’enfant intimidé et l’intimidateur. Dans les 48 heures, il estime que la direction devrait indiquer aux parents les mesures prises pour faire cesser la situation. Si l’appel reste sans suite, une lettre ou un courriel devrait être envoyé à la direction de l’établissement et à la direction générale de la commission scolaire. S’il n’y a toujours pas de retour après 48 heures, le Dr Royer encourage les parents à contacter le protecteur de l’élève de la commission scolaire.
Il souligne que si les parents jugent que la sécurité de leur enfant est menacée ou s’il est victime d’un acte criminel, ils ne doivent pas hésiter à contacter la police. «Quand il y a des signes de détresse psychologique chez la victime malgré le plan mis en place, il peut devenir pertinent de porter plainte», estime Dominique Haineault, psychoéducateur au Service complémentaire de la CSDL. (G.F.)

