Au lendemain du dévoilement d’une étude écologique portant sur l’archipel Saint-François, le lundi 19 septembre, les députés libéraux de Laval ont réitéré l’importance de protéger les trois grandes îles qui le composent.
Lundi, la députée des Mille-Îles, Francine Charbonneau, contactée par téléphone, avait affirmé que la volonté en ce sens était «toujours vivante».
Elle avait dû décliner l’invitation de l’organisme Sauvons nos trois grandes îles, qui organisait la rencontre médiatique, en raison d’un conflit d’horaire.
Voix unies
Le jour suivant, la ministre responsable de l’Administration gouvernementale, présidente du Conseil du trésor, ministre responsable de la région de Laval et députée de Fabre, Michelle Courchesne, le ministre délégué aux Finances et député de Laval-des-Rapides, Alain Paquet, le député de Chomedey, Guy Ouellette et le député de Vimont, Vincent Auclair,ont joint leur voix à celle de Mme Charbonneau, dans un communiqué envoyé aux médias.
«Nous sommes sensibles à la valeur et au potentiel écologique des îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre. C’est d’ailleurs le gouvernement du Québec qui a octroyé une aide financière de plus de 34 000$, afin que des études écologiques soient réalisées. Nous prenons donc acte de cette étude dont les résultats démontrent la richesse de cet écosystème naturel et l’importance de le conserver», ont souligné les députés lavallois.
Laval interpellée
Le projet de création d’un parc naturel à cet endroit ne doit pas interpeller que le gouvernement provincial, estime la présidente de Sauvons nos trois grandes îles, Huguette Larochelle.
«Nous demandons à la Ville de Laval de participer financièrement de manière substantielle à la préservation de ce bien précieux», a dit Huguette Larochelle, à l’occasion de la conférence de presse, à laquelle la Ville n’avait envoyé aucun représentant.
«On va attendre de voir leurs recommandations», a indiqué un porte-parole du cabinet du maire, Pierre Desjardins. À priori, M. Desjardins a expliqué qu’aucun élu de Laval n’était présent, le 19 septembre, parce que le dossier «s’adresse au gouvernement du Québec».
La députation lavalloise a quant à elle pris un engagement à court terme. «Au cours des prochains jours, les députés de la région rencontreront les partenaires intéressés à la protection des trois grandes îles, afin de discuter des conclusions du rapport», peut-on lire dans le communiqué du 20 septembre.
Beauté
Au-delà de l’environnement, de la politique et du financement, la sauvegarde de la beauté est au centre du projet de protection de l’archipel Saint-François, a exprimé avec émotion la présidente de Sauvons nos trois grandes îles, le 19 septembre.
«La beauté du paysage, pour moi, c’est un élément très important. La beauté ne vient pas après les besoins fondamentaux, comme manger ou se loger. Si on n’a pas beaucoup à manger, on peut faire une belle table. Pour moi, ce qui relève de la beauté est le plus gros moteur d’action.
«Si les îles sont protégées, pour moi, on aura protégé la beauté avant tout. Et tout ce qui se trouve sur les îles concourt à la beauté. C’est pour ça que je me bats et que je me suis battue», a conclu Mme Larochelle, une des fondatrices de l’organisme, en 2006.
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