Une nouvelle entente de 430 000 $ sur deux ans a été signée le vendredi 16 septembre, entre le gouvernement du Québec, la Conférence régionale des élus et Ville de Laval, afin de poursuivre la promotion et le développement de l'immigration dans la région.
Le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) est le principal bailleur de fonds avec une contribution maximale de 180 000 $ à la Conférence régionale des élus (CRÉ) et de 150 000 $ à la Ville de Laval. De son côté, la CRÉ versa un montant de 100 000 $ à la Ville et Laval s'est engagée à contribuer en terme de ressources humaines et matérielles pour la mise en œuvre de l'entente.
Employabilité et intégration
Lors d'une conférence de presse conjointe, au Carrefour d'intercultures de Laval (CIL), avec Kathleen Weil, du MICC, et Michelle Courchesne, présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de la région de Laval, Gilles Vaillancourt, maire de Laval et président de la CRÉ a rappelé l'importance du rôle des communautés culturelles.
«Il y aura bientôt plus de 40 000 postes à pourvoir, a-t-il souligné. Une des priorités de cette entente sera de faire le pont entre les besoins des entreprises et des nouveaux arrivants.»
L'accord permettra de développer de nouveaux projets tout en maintenant les actions en cours. «Cette entente tripartite nous permettra de poursuivre le travail de mobilisation, pour l'intégration et l'établissement durable des communautés et le rapprochement interculturel», a ajouté Mme Weil.
Soulignons qu'une première entente similaire, signée en 2005, à laquelle le MICC avait contribué à hauteur de 600 000 $ sur trois ans, avait permis d'initier une trentaine de projets.
Alternance formation-étude
Le CIL coordonne un des projets initiés à la suite de cette première entente: le projet alternance formation-étude.
«Il y a un volet francisation relié au milieu de travail et un volet stage dans le domaine où le candidat a une expertise», explique Roxana Ovezea, responsable du projet. Jusqu'à présent, le programme qui a bénéficié à 180 personnes possède un taux de placement de 60 %. «Je suis témoin de leur peur, mais aussi de leur espoir et de leur fierté», a-t-elle ajouté.
Le renouvellement de l'entente permettra également à l'organisme d'entreprendre des jumelages entre immigrants, afin qu'ils partagent leurs expériences, aux dires du directeur général, Denis Arvanitakis.
Portrait régional
Aujourd'hui, la région compte 92 000 personnes nées à l'étranger, soit 23 % de sa population globale. De ce fait, Laval serait la région à accueillir le plus d'immigrants au Québec après Montréal, et le maire ne semble pas surpris de cette affluence.
«L'immigration est une réalité avec laquelle nous composons bien. Laval est une place forte de l'économie canadienne, une ville accueillante, qui facilite l'accès à la mobilité, aux loisirs, aux sports.»
Si initialement, le quartier Chomedey était le principal bassin de nouveaux arrivants, Laval-des-Rapides, Saint-François ou l'ouest de l'île ont également accueilli une population immigrante, a mentionné Mme Courchesne, ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, de 2003 à 2005.
«Laval a compris que le visage de la ville avait changé et devenait une richesse. Beaucoup de chemin a été parcouru, mais nous avons la responsabilité de nous mobiliser pour ouvrir les portes, adapter les façons de faire et faire tomber les préjugés», de conclure la députée de la circonscription de Fabre.

Au Québec comme ailleurs, pour les Québécois comme pour les immigrants, il y a toujours de la place pour ceux qui veulent et peuvent travailler et pas grand chose pour les autres, si ce n'est le filet social (BS). Aujourd'hui, la population (québécoise et immigrante) aimerait que l'État fasse tout, y compris prendre chaque citoyen par la main et le mener au travail. Bougeons-nous, bougez-vous... je crois que le vrai débat ne réside pas - ou ne devrait pas résider sous cet angle : tout pour les immigrants rien pour les québécois, mais bien sous le suivant : que fait l'immigrant, que fait le québécois pour vivre dignement, i.e. en se levant chaque matin pour aller travailler... Cessons donc de nous voiler la face !