C'est pour permettre aux élèves de s'impliquer dans la vie de leur école et dans le cadre du programme Parlement au secondaire que 60 jeunes, âgés de 12 à 17 ans de l'école Mont-de-La Salle, sont devenus députés, le 21 octobre.
«Nous avons toujours eu une représentation étudiante, sous la forme d'une mairie pour les élèves du premier cycle et d'un gouvernement pour ceux du deuxième cycle», rappelle Dominique Mac Conaill, animateur de vie spirituelle et de vie communautaire.
Mais cette année, l'équipe dirigeante, qui souhaitait une représentation «plus large et plus précise», a opté pour un ambassadeur par classe. Ainsi, 60 des 70 classes ont présenté au moins un candidat et ont fait élire un député. Durant les élections, qui se tenaient du 1er au 19 octobre, les élèves ont pris le processus très au sérieux. «Les scrutateurs étaient composés d'équipes d’élèves», précise M. Mac Conaill.
Le sens du service
Maintenant élus, les 60 députés devront réaliser l’importance de leur rôle, comme précise l'animateur.
«Dès le départ, en lançant ces élections, on voulait amener les élèves à réfléchir sur ce que ça voulait dire d'être élu: la rigueur dans la pensée et l’analyse et l'implication pour ses pairs.»
Sensibiliser à la démocratie, favoriser le sentiment d’appartenance et l'apprentissage de la discussion, développer le sens de l’engagement, l'esprit critique et la loyauté, les objectifs sont nombreux.
Définir les priorités
Et afin de développer cette responsabilité, le parlement s'est réuni durant deux jours la semaine dernière. Le camp aura permettra d'élire un Président de l'Assemblée et un Premier ministre, mais surtout d'établir les priorités d’actions pour l’année.
«Ils peuvent décider d'augmenter le nombre d'activités, d'avoir plus de moyens pour la réussite éducative, une offre de cours plus intéressante ou encore d'assouplir certaines règles. Ils sont maîtres de leur choix mais doivent s'accorder sur quatre à cinq grandes priorités.»
À la fin du camp et en fonction des priorités établies, un ministère sera créé.
«On veut vraiment que les élèves investissent leur école et leur donner un espace de parole et un pouvoir de réalisation et de mobilisation», conclut Dominique Mac Conaill.
