C’est en tant que membre de la coalition pour le contrôle des armes, mais surtout comme organisme militant pour la condition de vie des femmes, que la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) s’oppose publiquement à la mise en place du projet de loi C-19, pour le démantèlement du registre des armes à feu.
«On se mobilise, car depuis que les conservateurs sont là, plusieurs projets de lois ont été déposés pour abolir ou diminuer l’impact du registre. Avant, ils étaient minoritaires, mais aujourd’hui, c’est différent, ils sont majoritaires», plaide Marie-Ève Surprenant, coordonnatrice à la Table, qui représente une trentaine de groupes communautaires, soit 30 000 Lavalloises.
Malgré que le projet de loi ait été adopté en seconde lecture à la Chambre des communes le 1er novembre dernier, l’organisme espère que le registre demeurera. «Il reste la 3e lecture où le Sénat pourrait renverser la situation. On espère une pression populaire, une mobilisation de la population. L’Assemblée nationale du Québec s’est aussi prononcée pour le maintien et le rapatriement du registre», poursuit Mme Surprenant.
Une question de sécurité
La TCLCF met l'accent sur l’argument sécuritaire afin de défendre sa position.
«Dans le cas d’un appel pour violence conjugale, par exemple, le registre permet aux policiers de savoir s’il y a une arme à feu enregistrée, combien il y en a et de quel type. C’est très utile dans des cas d’intervention de violence conjugale, mais aussi pour des homicides de femmes. Cela facilite les enquêtes», explique-t-elle.
Et l’argument du coût des conservateurs ne tient pas, pour Marie-Ève Surprenant. «On a déjà tellement investi. Et le détruire serait une perte de temps et d’argent non chiffrable», conclut-elle.
