Toujours sans contrat professionnel, Jean-Richard Volcy pourrait bien se rapporter à l’entraîneur des Kebs de Laval, Robert Spon, au sein de la Ligue nationale de basketball (LNB).
Après un séjour avec l’université Northern Michigan, aux États-Unis, l’ancienne grande vedette des Nomades du Collège Montmorency a évolué au cours des six dernières années au sein de plusieurs ligues en Europe (Espagne, France et Suisse).
Originaire de Saint-François, Volcy s’est dit enchanté de revenir à la maison. «J’ai été transparent avec les dirigeants des Kebs. Si je n’obtiens pas de contrat professionnel, je vais jouer à Laval. Ce sera à dix minutes de la maison», a soutenu avec un large sourire Jean-Richard Volcy, qui était présent à la conférence de presse des Kebs, le 30 août.
«Je suis un peu déçu de ne pas avoir eu de contrat jusqu’à présent. C’est difficile de percer en Europe, car tu es considéré comme un joueur étranger nord-américain. Et il y a beaucoup de talent aux États-Unis», a-t-il ajouté.
Âgé de 29 ans, Volcy n’a pas caché qu’il aimerait bien jouer devant ses parents et amis au Colisée de Laval. «Ce serait une belle consolation. Le calibre est excellent. L’an dernier, un joueur de la NBA a été retranché et il joue pour Windsor.»
De beaux souvenirs
Volcy a la tête rempli de souvenirs. Il a vécu de très beaux moments à Laval. «C’est là que tout a commencé au parc du Moulin avec mon ami Yul Michel. J’ai appris mon basketball à Saint-François en jouant au parc», a-t-il précisé.
Il se souvient de la victoire du Nobel de Laval contre Sun Youth lors des Championnats provinciaux. «C’était un exploit de battre Sun Youth à l’époque. Mes premiers pas avec une équipe l’ont été avec le Nobel.»
Évidemment, son passage avec Guy Pariseau et les Nomades lui a permis de devenir un joueur de talent et de se faire remarquer par les universités américaines.
«J’ai eu la chance de jouer avec mon jeune frère Marco avec les Nomades et nous avons tous les deux été repêchés par l’université Northern Michigan. Ce fut spécial d’évoluer avec mon frangin», a-t-il admis les yeux pétillants.
Laval une pépinière en basket
Après six saisons passées à Québec, l’équipe des Kebs a décidé de déménager ses pénates à Laval. «La sélection de Laval a été bien pensée par Vincent Bernier et son équipe. C’est un choix logique, car Laval est une pépinière de joueurs de basket.»
En conférence de presse, Volcy a lancé: «Merci à la Ville d’avoir eu le guts de nous accueillir. Ce n’est pas toujours évident le basketball.»
Par ailleurs, le directeur des opérations basketball, Pascal Jobin, a soutenu qu’il ferait confiance à des talents locaux comme du temps des Matrix de Montréal.
«À l’époque du Matrix, nous avions amorcé notre première saison avec 10 joueurs locaux. Je crois que nous pouvons avoir des talents d’ici et être compétitifs.»
Un tremplin pour les Québécois
Celui-ci a ajouté que l’arrivée des Kebs à Laval donnera un espoir aux joueurs de la grande région métropolitaine de poursuivre leur carrière une fois l’université terminée.
Résurrection du House of pain
Les Kebs disputeront 22 parties au Colisée de Laval, mieux connu sous le surnom de House of pain à l’époque du Titan de Laval dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, et des Chiefs de Laval, de la Ligue nord-américaine de hockey.
Les Kebs entendent bien faire revivre ce nom. «Notre équipe a la réputation de jouer dur physiquement. Ce surnom nous va déjà bien», termine avec un sourire en coin Vincent Bernier.
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