Retour de la Ligue nord-américaine de hockey à Laval

Sylvain
Sylvain Lamarre
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Les amateurs de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) seront heureux d’apprendre que les Braves de Valleyfield deviennent les Braves de Laval, alors que la formation déménage au Colisée de Laval pour compléter la saison.

Le 25 novembre lors d'une assemblée tenue à Trois-Rivières, les gouverneurs ont donné leur aval au déménagement du nouveau groupe de propriétaires des Braves composé d’Éric Lajeunesse, Dannick Lessard, Daniel Archambault et des joueurs Mathieu Benoit, Matthew Medley et David Massé.

«C’est une première pour la Ligue. C’est certain qu’un déménagement en cours de saison n’est pas l’idéal. Toutefois, ça devenait inévitable dans ce contexte de gouffre financier. Les Braves n’ont jamais été capables de prendre leur envol. Nous souhaitons qu’il puissent s’épanouir à Laval», a mentionné le commissaire de la LNAH, Michel Godin.

«Le standard de la Ligue a changé. Il y a un meilleur encadrement que par le passé. De plus, il n’y a presque plus de débordement et de foire sur la glace et dans les estrades. Nous offrons toujours du jeu robuste et intense. La rapidité est omniprésente dans notre Ligue. Bref, nous avons d’excellents joueurs», a-t-il enchaîné.

Manque de commanditaires

«Nous n’avons pas trouvé assez de commanditaires et les spectateurs n’étaient pas au rendez-vous à Valleyfield. La Ville n’a pas voulu investir dans l’équipe: le budget était gelé en raison des élections. Nous avions deux choix: déménager ou fermer les livres», a indiqué le directeur gérant et copropriétaire, Dannick Lessard, en entrevue au Courrier Laval.

«Bob Berger (ancien propriétaire des Chiefs) et Michel Laurendeau (ancien propriétaire des Dragons de Verdun) vont me donner un coup de pouce. Un déménagement à Laval est sans doute la meilleure chose qui pouvait arriver à l’équipe au niveau des partisans, des commerçants et des commandites», a-t-il poursuivi.

Spectateurs

Les Braves ont vendu seulement 31 billets de saison. Si la première partie a piqué la curiosité en attirant 1300 personnes, une poignée de spectateurs se sont déplacés pour le dernier match à Valleyfield. «Ils étaient 550 personnes dans les gradins. Ce n’était pas assez. Nous aimerions compter sur 1300 et 1500 personnes à Laval», a-t-il précisé.

M. Lessard ne voit pas le passage de son équipe à Laval comme une solution temporaire. «Au contraire, nous allons à Laval pour du long terme.»

Départ en coup de vent

Les propriétaires des Braves ont rompu leur entente avec la corporation Centres sportifs de Salaberry-de-Valleyfield et ont déménagé rapidement leurs pénates à Laval.

«Éric Lajeunesse m’a appelé très tôt le 26 novembre, afin de m’informer qu’un camion venait chercher le matériel de l’équipe et que des employés viendraient démonter les loges corporatives construites il y a six semaines», a raconté Martin Scotto, directeur général des Centres sportifs de Salaberry-de-Valleyfield.

Pourtant, l’entente de location entre les propriétaires et les Centres sportifs se termine le 31 mai 2014. «C’est entre les mains de nos avocats. L’équipe a un bail avec nous et il est normal qu’il soit respecté. C’est un contrat signé», a-t-il ajouté.

«Nous n’avons pas trouvé assez de commanditaires et les spectateurs n’étaient pas au rendez-vous à Valleyfield.» Dannick Lessard

«C’est faux de dire que nous sommes partis en voleur. Éric Lajeunesse s’occupe de régler ce dossier. C’est certain que les gens de Valleyfield doivent être déçus», a renchéri Dannick Lessard.

Absent depuis sept ans

À Laval, on se souvient des belles années des défunts Chiefs, qui ont remporté à deux reprises la coupe Futura, championnat des séries éliminatoires.

Les fidèles partisans de cette formation se souviennent aussi d’une équipe robuste. Ils ont d’ailleurs fait revivre le «House of pain» de l’époque du défunt Titan de Laval, des frères Morrissette.

Il n’y a pas eu de hockey semi-professionnel au Colisée de Laval depuis le départ des Chiefs pour Saint-Jean-sur-Richelieu, en 2006.

Rappelons que le propriétaire de l’époque, Genex Communications, avait vendu pour 75 000$ l’équipe à Claude Labelle, le 18 mai 2006.

Du même coup, la Ligue avait acheté la franchise des Dragons de Verdun pour le même montant avant de mettre la clé dans la porte.

Qui sont les Braves?

Daniel Archambault est l’entraîneur des Braves. Dannick Lessard occupe le poste de directeur général. L’ancien homme fort a d’ailleurs marqué l’histoire de la Ligue après avoir livré près de 500 combats pendant sa carrière avec plusieurs équipes du circuit, dont les Chiefs de Laval.

Mathieu Benoit, un ancien Chiefs, campe le rôle de capitaine et propriétaire.

Le même nom

Le nom de l’équipe, les couleurs, le logo et les chandails demeurent les mêmes. «Je pense que la Ligue ne veut plus que l’on associe Laval aux Chiefs. Ce n’est plus la même Ligue. Après les Canadiens de Montréal, c’est la seule équipe de la région avec un calibre semi-professionnel», a reconnu l’ancien bagarreur.

Le 6 décembre au Colisée

Les Braves de Laval disputeront leur premier match le vendredi 29 novembre, à Thetford Mines. La première joute locale aura lieu le vendredi 6 décembre, à 20h, face aux Éperviers de Sorel-Tracy.

L’équipe, qui en est à sa première campagne dans la LNAH, présente une fiche de 4 victoires en 11 parties.

«Quelques modifications au calendrier seront nécessaires, afin de faciliter le transfert», a conclu Denis Boisvert, responsable des communications de la LNAH.

 

Collaboration Steve Sauvé

Autre texte à lire: Les Braves ne chôment pas.

Organisations: Chiefs de Laval, Ligue nord-américaine de hockey à Laval, Canadien de Montréal Colisée Les Braves de Laval

Lieux géographiques: Trois-Rivières, Saint-Jean-sur-Richelieu, LNAH

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires