Le Club de water-polo les Tritons de Laval veut redevenir un club compétitif de haut niveau.
L’entraîneur Conrad Bouchard souhaite que son club puisse se hisser parmi les meilleurs au Canada. «Nous allons augmenter les heures d’entraînement de nos programmes. Ce sera plus sérieux. Nous voulons diriger nos clubs compétitifs vers l’élite», indique-t-il.
«C’est difficile de percer au Québec, car CAMO et Dollard-des-Ormeaux représentent des puissances au pays. Nous tenterons de nous approcher d’eux. Nous fondons beaucoup d’espoir sur les équipes des catégories cadette et juvénile. C’est la relève», ajoute-t-il.
Miser sur la relève
Bouchard ne s’en cache pas. Il devra miser sur le développement des joueurs. «Nous devons commencer à la base. Nous voulons que les jeunes s’amusent. On joue au water-polo. Ça reste un jeu», insiste-t-il.
«Dans ma jeunesse, on comptait, dans les piscines de Laval, 450 joueuses et joueurs de mini-polo. Nous en avions plus d’une cinquantaine l’an dernier. Il faut attirer plus de jeunes en leur donnant le goût de jouer au water-polo», poursuit-il.
Infrastructures déficientes
Le Club de water-polo Laval partage son temps entre les piscines du Centre Josée-Faucher, l’école secondaire Georges-Vanier et du Collège Laval. «C’est difficile pour un joueur de 6 pieds et 5 pouces de se retrouver dans la partie peu profonde à la piscine Josée-Faucher ou Georges-Vanier. Nous avons besoin d’installations comme CAMO ou Dollard-des-Ormeaux. Nous pourrions alors avoir des heures d’entraînement de meilleure qualité», reconnaît-il.
Inscription à l’année
Dès l'âge de 8 ans, tout jeune intéressé par les sports aquatiques peut faire appel au Club à n’importe quelle période de l’année.
«On voit si l'enfant a de bonnes capacités. À cet âge, ils jouent dans la partie non profonde de la piscine. Les minis apprennent comment se placer, à maîtriser des notions de natation», mentionne Girard.
Les petits du mini-polo ont droit à des compétitions pendant l'année, question de vérifier leur progression.
Après le mini-polo, le jeune prospect accède aux catégories des moins de 12 ans, moins de 14 ans, moins de 16 ans, moins de 18 ans, moins de 22 ans et senior.
«L'entraînement devient plus exigeant. Il est temps d'apprendre à se maintenir en surface, ce qui n'est pas une mince tâche. C’est un très beau sport exigeant, avoue Conrad Girard.
«L’endurance, les techniques de passe, les patrons de jeu et coups de pied rotatif complètent le programme. Le jeune qui veut faire partie de ces équipes doit savoir nager», ajoute le grand manitou du water-polo, à Laval.
Des exemples
Deux joueurs de Laval, Mathieu Dubé-Laroche et Stéphan Planojevic, s’entraînent au Centre national de développement au Complexe sportif Claude-Robillard, à Montréal. Bouchard aimerait que d’autres jeunes suivent les traces de Mathieu et Stéphan.
Quelques résultats
Les équipes masculine et féminine des Tritons ont terminé au pied du podium au Championnat provincial des moins de 22 ans et au Championnat provincial des moins de 18 ans.
Malgré l’absence de Francis Muir, Guillaume Laroche et Patrick Tremblay, les Tritons ont pris le huitième rang au Championnat canadien des moins de 22 ans au Complexe sportif de Gatineau, du 10 au 13 mars.
L’équipe masculine, dirigée par Vincent Lusignan, a pris le sixième rang au Championnat provincial dans la catégorie juvénile. «C’était une jeune équipe. Elle comptait dix joueurs de la catégorie cadette», termine Bouchard.
