Il fait très frais quand la Toyota Echo se pointe à 6h15, devant l'immeuble à logements où Maxime habite, à Laval-Ouest. Moins de 24h après l'affichage de l'itinéraire de la journaliste sur le site de Covoiturage Montréal (stl.covoiture.ca), les deux voyageurs ont convenu de ce rendez-vous in extrémis, la veille au soir. «J'aurais pris mon vélo, sinon», dit Maxime, une fois en chemin. Par 7 degrés Celsius, la chaleur accumulée depuis Deux-Montagnes dans l'habitacle du petit véhicule est bienvenue.
DébutantsLa partenaire de Maxime en est aussi à ses premières armes. Première question pertinente: Quel chemin on prend? «Dagenais. Pas la 440, c'est toujours bloqué», répond le jeune homme. Le bulletin de circulation de 7 h 55 n'augurait rien de bon, en effet. La 25 bloquée en direction sud à la hauteur de la 640, la 15 qui commençait à être encombrée. Les gens partent au moins une heure plus tôt, depuis l'affaissement du viaduc, avait souligné le chroniqueur.
Pour les deux covoitureurs, le trajet se déroulera le plus facilement du monde, sur un boulevard quasi désert, en 16 petites minutes. Pour Maxime, l'avantage est clair. Ses options de rechange, l'autobus et le vélo, lui aurait volé de précieuses minutes de sommeil. En autobus, avec les circuits 53 et 70, il aurait mis 1h à se rendre à destination. En vélo; 30 minutes.
Par hasard«J'ai découvert le covoiturage par hasard, en visitant le site Internet de la STL», explique-t-il. C'était quelques jours avant que sa Mazda 626 1991 rende l'âme, sur l'autoroute, près de Saint-Janvier, il y a trois semaines. Maxime ne se considère pas comme un «vert». Si la formule du covoiturage le séduit, c'est pour des raisons pratiques. Ses collègues de travail auraient avantage à s'y convertir, estime-t-il. «La plupart prennent l'autobus. Il y aurait certainement moyen de s'arranger ensemble.»
Le covoiturage peut toutefois comporter des inconvénients, fait remarquer la chauffeuse. Le ou la partenaire peut être un véritable casse-pied. On peut ne pas avoir envie de parler, certains jours, mais d'écouter la radio en paix. Les arguments énumérés avant qu'il descende devant la porte de son employeur, rue Michelin, ne semblent pas avoir prise sur Maxime, un type calme et poli. Définitivement pas le genre à vous dégoûter du covoiturage.
