Ville de Laval, la Cité de la Biotech, Laval Technopole, le collège Montmorency. Toutes ces institutions ont en commun la volonté de mettre de l'avant des mesures incitatives capables d'amener leurs employés ou leurs étudiants à délaisser la voiture en solo. À Ville de Laval, on a lancé, il y a quelques mois, un logiciel pour le jumelage des employés qui veulent faire du covoiturage. La municipalité avait déjà mis sur pied, en 2005, le programme Autopartage, en lien avec Communauto, qui permet aux employés de la Ville de louer une compacte à petit prix. «On a quatre stations en ce moment et on entend les multiplier», indique Martin Després, agent d'information à l'hôtel de ville.
Système de jumelageLes démarches sont encore embryonnaires à Laval Technopole, mais l'intérêt de développer un système de jumelage des employés est bien présent. À la Cité de la Biotech, qui partage les locaux de Laval Technopole, à Chomedey, on a une longueur d'avance. L'entreprise a déjà sa page Internet personnalisée sur le site de Covoiturage Montréal; un accès pratique pour ses employés au système de jumelage informatisé de cet organisme.
«Nos partenaires payent pour la conception de la page et déboursent des frais mensuels à peine plus élevés qu'un plein d'essence», explique Pier-Olivier Girard, de Covoiturage Montréal.
Au cégep Montmorency, une décision du conseil d'administration a scellé les orientations futures de l'établissement quant aux moyens de transport utilisés par ses employés et ses étudiants. «On a voté contre l'aggrandissement du stationnement», note Jacques Barrette, directeur du service des affaires étudiantes. Les automobilistes qui convergent vers le Cégep doivent souvent tourner en rond un bon moment avant de trouver une place libre parmi les 1 100 disponibles, sur l'asphalte ou sur le gazon.
«On a fait un sondage auprès des étudiants et du personnel, sur les habitudes de transport», explique Denis Couturier, régisseur des services communautaires. Les informations fournies par 1 410 répondants sont actuellement analysés. Un programme qui facilite et encourage l'utilisation des modes de transport alternatifs (transport en commun, covoiturage, bicyclette, etc.) sera en vigueur en janvier 2007.
Le projet, qui a mis plusieurs années à démarrer à Montmorency, s'inscrit dans la démarche Allégo, élaborée par l'Agence de transport métropolitain (AMT). Une approche qui a donné lieu à la création d'Allégo Laval, au printemps 2004, en collaboration avec la Société de transport de Laval et la Chambre de commerce et d'industrie de Laval (CCIL). Le programme existe toujours, mais le système de jumelage pour le covoiturage a été abandonné, après moins de deux années d'existence.
«Les résultats ont été plutôt mitigés. C'était un peu ambitieux», constate le porte parole de la STL, Marc Laforge. La Société se concentre désormais sur le service-conseil offert aux entreprises qui veulent instaurer un programme de transport alternatif pour leurs employés. Les mesures incitatives peuvent aller de l'installation de supports à vélo au stationnement à prix réduit pour ceux qui font du covoiturage.
La STL table sur son partenariat avec Covoiturage Montréal pour offrir aux entreprises et aux particuliers un service de jumelage des automobilistes. Une décision éclairée, selon Francine Cabral, directrice de la CCIL, qui compte faire la promotion de ce service auprès de ses membres. «On peut être une partie de la locomotive», lance-t-elle.




