Une rentrée numérique pour les élèves du secondaire

Publié le 29 août 2014
De plus en plus d'écoles secondaires se tournent vers les tablettes afin d'améliorer leur méthode d'enseignement.
Photo TC Media – Mario Beauregard

ÉDUCATION . Téléphones intelligents, ordinateurs portables et tablettes sont des outils abondamment utilisés par les jeunes d'aujourd'hui. Les écoles secondaires se tournent de plus en plus vers les nouvelles technologies dans leur méthode d'enseignement.

En 2011, le gouvernement Charest avait lancé son programme de 240 millions de dollars sur 5 ans afin de doter toutes les écoles du Québec de tableaux blancs interactif (TBI).

Trois ans plus tard, les établissements scolaires sont tout de même nombreux à utiliser le TBI. Il s'agit d'un tableau numérique sur lequel il est possible d'afficher le contenu d'un ordinateur et de le contrôler à partir de l'écran, avec les doigts ou un crayon-souris.

Si certains sont réfractaires à son bienfait sur l'éducation, d'autres sont plutôt satisfaits. C'est le cas de Claude Tousignant, enseignant à Curé-Antoine-Labelle. «Les profs peuvent présenter des bouts de films, des photos, des documents, etc, explique-t-il. C'est plus interactif que ça l'était et ça les stimule.»

Josée Roy, 48 ans, aussi enseignante à Curé-Antoine-Labelle, ajoute que le TBI permet aux professeurs d'imprimer moins de papier. «Dès qu'on veut montrer quelque chose aux élèves, on va le chercher sur Internet», informe-t-elle.

Certains élèves préfèrent l'appareil interactif au tableau ordinaire. «Je trouve que ça va plus vite. Je vois aussi mieux le tableau que si c'était juste de la craie», affirme Mélody Fournier Labonville, 17 ans, élève de 4e secondaire à l'école Horizon Jeunesse.

Même si la majorité des élèves du secondaire possèdent un cellulaire, la politique des écoles est assez rigides.

À vos iPad!

Plusieurs écoles privées ont rendu le iPad obligatoire. Depuis 2013, les élèves du Collège Laval de la première à la troisième secondaire ont une tablette. En 2015, ce sera tout le monde.

Jocelyn Fréreault, conseiller pédagogique en technologies de l'information et de la communication (TIC) au Collège Laval, croit que l'appareil intelligent est plus écologique et économique que les livres.

Les élèves sont donc heureux de transporter un sac moins lourd. «Entre les cours, on n'a pas besoin d'aller au casier et on ne peut pas oublier notre manuel scolaire à l'école», raconte

Mélanie Picard, 15 ans, élève de 4e secondaire au Collège Laval.

Depuis que l'éducation s'intéresse au iPad, plusieurs études sur son effet sur l'apprentissage ont été menées. Positif ou négatif? Les résultats d'une recherche effectuée en 2013 par la Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation à l'Université de Montréal étaient plutôt réfractaires. Un tiers des élèves du Québec qui avaient été sondés ont admis pratiquer des jeux durant les heures de classe.

En avril, une nouvelle enquête, réalisée par les mêmes chercheurs, a démontré que les avantages reliés à la tablette éclipsent les inconvénients.

Pour favoriser la concentration, les enseignants du Collège Laval demandent aux élèves de fermer le centre de notifications et de ne pas toucher aux applications de divertissement.

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, peu d'élèves se font avertir. «C'est même plus facile de rester concentrer», déclare Philip Lamarre, 14 ans, élève de 3e secondaire.

 

Fanny Samson