Se protéger contre l’agrile du frêne

Publié le 18 septembre 2014
Laval dénombre 5000 frênes sur les terrains publics et tout autant sur les terrains privés et commerciaux.
Photo TC Media - Mario Beauregard

ENVIRONNEMENT. Originaire d’Asie orientale, l’agrile du frêne a été découvert pour la première fois en 2002 au Canada et aux États-Unis. Depuis, l’insecte menace la vie de plusieurs milliers d’arbres.

L’insecte ravageur se propage rapidement et menace la survie des frênes de l’île Jésus. La Ville dénombre 5000 frênes sur les terrains de la ville et approximativement le même nombre sur les terrains privés et commerciaux.

Symptômes

Plusieurs symptômes permettent d’identifier si l’agrile est présent ou non. Par exemple, si un dépérissement du feuillage de la cime est visible, l’arbre pourrait être infecté. La présence de repousse de branches sur le tronc ou des trous de pics bois peuvent également être signe d’une infestation.

Toutefois, l’insecte n’est pas la seule cause du dépérissement des frênes. «Plusieurs symptômes se ressemblent, explique Jérémie Bellemare, enseignant au Centre de formation horticole de Laval, au département d’arboriculture. Il faut faire venir un arboriculteur professionnel diplômé ou certifier pour poser un diagnostic officiel.»

Traitement

Avant même de savoir si un frêne est infecté, Jérémie Bellemare suggère au propriétaire de se demander s’il veut conserver l’arbre ou non, car même s’il y a pas d’agrile, les risques qu’il soit infecté augmentent s’il y a aucun traitement.

Le seul traitement disponible contre l’agrile du frêne est le biopesticide TreeAzin. «Il est efficace seulement si l’arbre est très légèrement atteint. Il est plutôt utile à titre préventif », affirme l’arboriculteur.

Procédures

La périodre d’intervention visée pour l’abattage des frênes contaminées se situe entre octobre et avril, soit lorsque l’insecte est en dormance. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) suggère de déplacer les arbres vers un site de disposition autorisé lors de cette période.

Pour abattre un arbre à Laval, un permis doit être délivré. Le service de collecte du bois est offert gratuitement par la Ville de Laval si le frêne est contaminé, le tout doit être accompagné d’une preuve fournie par un entrepreneur.

Depuis la découverte de l’agrile sur le territoire lavallois en 2012, 25 000$ ont été dépensés pour la protection des frênes.

Pour trouver un spécialiste, consultez le site de la Société internationale d’arboriculture-Québec : www.siaq.org.

Fanny Samson