Enbridge: Laval exige des tests hydrostatiques

Stéphane St-Amour stephane.st-amour@tc.tc
Publié le 9 avril 2015
Marc Demers
Photo TC Media - Mario Beauregard

OLÉODUC. Le conseil municipal demande à l'Office national de l'énergie (ONÉ) d'exiger de la pétrolière canadienne Enbridge qu'elle soumette à des tests hydrostatiques le tronçon pipelinier traversant l'extrême pointe est de l'île Jésus.

Une résolution en ce sens a été adoptée, le 7 avril, dans la foulée du projet d'inversion du flux de l'oléoduc d'Enbridge, qui soulève bien des inquiétudes dans le quartier St-François.

Procédé

Procédé de gestion de l'intégrité des pipelines, l’essai hydrostatique consiste à remplir un oléoduc d’eau et à le pressuriser à un niveau qui dépasse sa pression normale de fonctionnement, peut-on lire sur le site de l'Association canadienne de pipelines d'énergie.

De cette façon, on s'assurerait de la parfaite condition de la canalisation, dont le projet d'inversion ferait croître la capacité de transport actuelle d’environ 240 000 à 300 000 barils de pétrole par jour en provenance de l'ouest.

Le maire Demers a rappelé que les questionnements tout comme les suggestions soumises à la pétrolière par la Ville sont tous demeurés sans réponse.

«On regarde la possibilité d'attaquer la juridiction de ces compagnies sur les territoires municipaux», a expliqué M. Demers, ajoutant que Laval fait front commun avec la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et l'Union des municipalités du Québec (UMQ) dans ce dossier.

Une caserne à venir

Parmi les militants venus prendre la parole au dernier conseil, Martin Archambault a partagé ses inquiétudes au fait que le temps de réponse des pompiers serait deux fois plus lent à St-François qu'ailleurs à Laval.

«Est-ce que Laval prévoit éventuellement une caserne dans le quartier St-François, où vivent 18 500 personnes?» a-t-il demandé au maire. Ce dernier a confirmé que «l'argent est réservé» à cette fin, mais qu'il faudrait attendre encore quelques années avant son implantation.