Un Salon du bénévolat pour recruter des volontaires

Stéphane St-Amour stephane.st-amour@tc.tc
Publié le 22 octobre 2016

Les organisateurs du premier Salon du bénévolat de Laval, dans l'ordre habituel: Corine Favier, Jean Gagnon, Caroline Malette, Kathleen Gagnon, Michel Lecompte et Diane Tremblay.

©Photo: TC Media – Mario Beauregard

COMMUNAUTAIRE. Plus de 80 organismes ont donné vie au premier Salon du bénévolat de Laval, le 22 octobre, à l'intérieur des murs de l’école Mont-de-la Salle.

L'objectif était de promouvoir l'entraide sociale et valoriser l'action bénévole, mais également gonfler les bassins de volontaires afin de soutenir la mission de ces organisations sans but lucratif.

«Il est plus difficile de recruter», reconnaît Jean Gagnon, directeur général du Centre de bénévolat et moisson Laval (CBML).

Cet organisme, qui dispose d'une banque de plus 1500 bénévoles actifs, voit notamment à former et encadrer le personnel affecté au recrutement de 258 organismes accrédités.

Incidemment, une formation était donnée, hier, pour justement faciliter le recrutement et la rétention de cette précieuse force bénévole.

L'an dernier, le CBML a bénéficié à lui seul de 80 000 heures de travail bénévole. «On ne pourrait jamais se payer ça», fait valoir le directeur de la banque alimentaire, manifestement très reconnaissant.

Enjeux

Au Relais communautaire de Laval, qui compte sur la présence de près de 300 volontaires, on fait face au même défi de renouveler une équipe de bénévoles qui se fait vieillissante.

Un des moyens d'y parvenir est le réseau Jeunes bénévoles en action, dont la mission est d'encourager l'engagement d'étudiants dans leur communauté.

Parmi les enjeux auxquels sont confrontés aujourd'hui les quelque 600 OSBL lavallois, notons aussi les disponibilités plus restreintes des forces fraîches qui offrent de leur temps et leur désir de s'impliquer dans certains projets spécifiques répondant à leur champ d'intérêt.

«Il n'y a pas de pénurie, mais on a toujours besoin de bénévoles», affirme pour sa part Céline Archambault, coordonnatrice au service bénévoles à la Maison des soins palliatifs de Laval.

Ils sont actuellement plus d'une centaine de personnes à s'impliquer auprès des patients, à l'accueil, à la cuisine et à l'entretien de l'établissement.

«On est à l'écoute des besoins et du rythme de chacun, poursuit la principale intéressée, soulignant que si la plupart des bénévoles sont à la retraite, certains sont en emploi à temps plein. Ils viennent donner quelques heures après leur journée de travail».

Valorisant

Bénévole depuis 18 ans au CBML, dont il a rejoint les rangs alors qu'il était jeune retraité, Christian Dubois y voit un moyen de rester actif tout en contribuant à sa communauté.

Ce désir de redonner à la société est d'ailleurs la principale raison qui pousse 93 % des gens à mettre le pied à l'étrier du bénévolat, selon Statistique Canada.

Plus de la moitié des bénévoles (57 %) s'engagent pour une cause qui affecte leur entourage immédiat.

Enfin, en tenant compte du taux horaire du salaire moyen, on estime à 7 G$ la valeur des heures de bénévolat réalisées annuellement au Québec.