«Le 30 M$ pour les CPE, une goutte d'eau dans l'océan» -Mario Boucher

Sylvain Lamarre sylvain.lamarre@tc.tc
Publié le 23 novembre 2016

Mario Boucher aurait aimé que le gouvernement soit plus généreux.

©TC Media Archives

GARDERIE. Mario Boucher, directeur général du regroupement des centres de la petite enfance (CPE) Laval-Laurentides, trouve la subvention insuffissante.

Le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, a annoncé le 21 novembre qu'il ajoutera 30 M$ afin de soutenir la qualité des services de garde éducatifs à l'enfance.

«On ne crachera pas sur cette subvention, mais c'est une goutte d'eau dans l'océan, affirme-t-il sans détour. Un CPE me disait que ça représentait un montant de 6000 $, alors que le gouvernement a coupé 12 000 $ pour ce seul établissement.»

«Les coupures dans le réseau des garderies a commencé sous le règne de Jean Charest. Depuis ce temps, les subventions sont sur une pente descendante. Le milieu pense que ce n'est pas assez, la barre pourrait être plus haute», insiste-t-il.

L’annonce a été bien accueillie par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (CPE), qui considère aussi que la somme allouée est insuffisante.

Achat de matériel éducatif

De ce montant, 28 M$ seront destinés aux CPE et aux garderies subventionnés pour l’achat de matériel éducatif ou récréatif et l’organisation de sorties ou d’activités culturelles (100 $ par enfant). Par ailleurs, 40 $ par enfant iront à la formation du personnel.

Deux millions de dollars sont réservés aux garderies en milieu familial. Ils permettront de lancer un appel de projets à l’intention des bureaux coordonnateurs, pour améliorer la qualité des services éducatifs donnés par ces garderies.

Besoins

Après la médecine à deux vitesses, M. Boucher constate que le gouvernement Couillard offre maintenant des services de garde à deux vitesses.

«Avec le crédit d'impôt offert aux parents d'enfants en garderie privée, ça devient plus avantageux que les garderies subventionnées. Ce gouvernement de médecins a mis un diachylon sur une plaie énorme», déplore-t-il.

Selon M. Boucher, les besoins du milieu sont criants. Il y a de plus en plus de CPE à risque. «Le gouvernement nous oblige à faire des opérations pas toujours plaisantes. On parle de plus en plus de fusions et de regroupements de CPE. Ces derniers deviennent alors plus viables», termine Mario Boucher.