Onze élèves de Letendre pompiers d'un jour

Sylvain Lamarre sylvain.lamarre@tc.tc
Publié le 11 avril 2016
Quelques élèves du Collège Letendre ont vécu une expérience enrichissante dans la vie d'un pompier.
TC-Média Mario Beauregard

FORMATION. Dans le cadre de leur cours, 11 élèves du Collège Letendre ont vécu une journée dans la vie d'un pompier, le 30 mars.

Megann Fortier, Éloïse Lacombe, Victor Leblanc, Sami Letendre, Jérôme Laporte, Alexis Mombongo, Charles Gattillo, Alexandre Tovkach, Léandre Pellerin, Antoine Morency-Lapointe et Thomas Bates ont effectué un stage à la caserne 4 du quartier Sainte-Dorothée.

Les pompiers Jean-François Raymond, Mathieu Marchildon et Jean-Nicolas Perron ont accompagné les élèves. «Le but de ce stage était de montrer aux jeunes le métier de pompier, souligne Jean-François Raymond. Les gens savent que nous sommes là pour éteindre les feux, mais nous faisons aussi de la prévention et de la formation.»

«Les jeunes ont adoré leur expérience. Nous leur avons montré comment les pompiers entrent dans un bâtiment en s'assurant des règles de sécurité. L'adrénaline était au rendez-vous», ajoute-t-il.

M. Raymond a constaté l'enthousiasme de quelques-uns. «Tant mieux si nous avons donné le goût à un jeune de pratiquer ce métier», termine-t-il.

Faits saillants

Visite des camions et de la caserne, recherche d’objets, à visage caché, dans une pièce envahie par une fumée artificielle et apprentissage des règles de fonctionnement de l’appareil respiratoire font partie des faits saillants de cette journée mémorable qu'ils ont vécue.

Même si Megann Fortier et Éloïse Lacombe ont apprécié leur stage avec les pompiers, elles ont été catégoriques: «Nous ne serons pas pompières. Nous sommes claustrophobes!»

Megann a également eu le vertige en descendant de l'échelle. «Tout s'est bien passé en montant, mais j'ai eu peur en redescendant. Je voulais faire un stage où cela bougeait et faire quelque chose de différent. J'ai été bien servie», affirme Megann qui a paniqué lorsqu'elle s'est retrouvée dans une pièce envahie par une fumée artificielle.

Pour sa part, Éloïse n'a aucun doute que ce stage a changé sa perception des pompiers. «Je savais que c'était un métier exigeant, mais je ne pensais pas que c'était aussi difficile. L'équipement est très lourd, surtout les bottes. Ce fut très instructif et ça m'a sortie de ma zone de confort.»

Sérieux candidats

Après sa visite, Sami Letendre avait une meilleure idée du métier de pompier et songeait à en être un. «C'est encore loin. Je devrai m'entraîner fort, car les exigences sont nombreuses», souligne l'adolescent de 15 ans.

Il s'est senti privilégié d'avoir accès à des endroits réservés aux sapeurs. «Je respirais bien avec le masque. C'était comme de l'air frais», affirme avec les yeux brillants Sami, qui s'est empressé de monter dans l'échelle.

Les autres élèves l'ont taquiné en lui disant qu'il pourrait facilement poser pour le calendrier des pompiers.

Victor Leblanc voulait vivre l'expérience, car les parents d'un de ses amis sont pompiers. «Être dans une caserne et voir comment les pompiers vivent, c'est génial, raconte celui qui porte les couleurs de la formation de football des Empereurs. Je ne détesterais pas être pompier. L'équipement était lourd.»

Victor Leblanc n'hésiterait pas une seule seconde à revivre ce stage. «J'ai trouvé cela difficile de ne rien voir lors de l'exercice de fumée. La communication est très importante», ajoute-t-il.

Travail scolaire

L'enseignante de troisième secondaire Émilie Léger avait demandé à ses 375 élèves de faire un stage de 3 heures, afin de mieux connaître les différents métiers. «Les élèves auront une présentation orale pour nous parler de leur expérience. Je voulais que ce stage touche à la réalité. Plusieurs ne pensaient pas que c'était comme cela. Ce stage a changé les perceptions de plusieurs et ont motivé le choix de carrière de d'autres», admet-elle.

«Certains jeunes ne connaissaient pas le métier de leurs parents. Ils en ont appris plus en les accompagnant à leur boulot», enchaîne-t-elle.

Par ailleurs, Georges Rigas a eu la chance de rencontrer le premier ministre du Canada Justin Trudeau. «Il s'intéressait au métier d'attaché politique», termine Mme Léger.