Archipel Saint-François: le compte à rebours est amorcé

Stéphane St-Amour stephane.st-amour@tc.tc
Publié le 4 avril 2016
L'île Saint-Joseph est la seule des trois îles de l'archipel Saint-François qu'un pont relie à la terre ferme.
Photo TC Media - Archives

POLITIQUE. Encore un mois et les propriétaires des îles Saint-Joseph, aux Vaches et Saint-Pierre reprendront leur droit de disposer de ces trois grandes îles, frappées d'une mise en réserve depuis quatre ans.

«C’est dès maintenant que le gouvernement doit assumer la responsabilité politique de protéger ces îles au-delà du 5 mai, et il doit respecter les engagements qu’il maintient depuis 2012», écrit la présidente de Sauvons nos trois grandes îles de la rivière des Mille-Îles, Huguette Larochelle.

Dans une lettre expédiée le 4 avril aux trois grands partenaires publics, elle interpelle directement le ministre David Heurtel (Développement durable, Environnement et Lutte contre les changements climatiques), le président de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Denis Coderre, et le maire de Laval, Marc Demers.

La demande est claire: acquérir dans son intégralité l'archipel Saint-François d'ici l'échéance de l'ultime mise en réserve, le 5 mai.

Mme Larochelle rappelle au passage que le gouvernement a eu quatre ans pour établir la valeur marchande de ces îles, dont l'évaluation municipale tourne autour de 10 M$, et en négocier l'achat.

Parc régional

L'organisme de pression réclame également l'attribution d'une désignation d'aire protégée, de sorte que «la protection et la conservation du patrimoine écologique des trois îles priment sur toute intention de développement touristique ou autre».

En clair, on veut que leur «protection soit inaliénable et pérenne».

Une fois les îles acquises, poursuit-on, les trois instances décisionnelles devront s'affairer à réaliser «dans les meilleurs délais» le futur parc de la rivière des Mille Îles, lequel s'étendra sur 42 kilomètres.

Ce projet est prévu dans le cadre de la Trame verte et bleue tracée dans le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD), ne manque pas de souligner la militante environnementaliste.

«Au coeur du grand Montréal métropolitain, l’archipel formé par les trois grandes îles de la rivière des Mille Îles a réussi à conserver un paysage unique et une bonne santé écologique. Le protéger et le conserver à jamais, c’est prendre soin de nos propres poumons», conclut la lettre de Mme Larochelle.