21 M$ pour une nouvelle biotech

Dans l'ordre habituel, on reconnaît Jean-François Leprince, associé directeur au Fonds CTI Sciences de la Vie, Normand Chouinard, premier vice-président Investissements au Fonds de solidarité FTQ, Frédéric Fasano, directeur général de Servier Canada, le maire Marc Demers et Mark Beaudet, président du conseil d'administration d'Ilkos Thérapeutique.

LAVAL. La nouvelle société de biotechnologie Ilkos Thérapeutique est née d'un partenariat stratégique entre une pharma de réputation mondiale, une société en capital de risque et un fonds d'investissement de travailleurs.

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En vertu d'un investissement de 21 M$, la biotech lavalloise sera chargée de la poursuite du développement clinique d'un candidat-médicament novateur dans le traitement de l'ulcère veineux chronique des membres inférieurs.

Modèle d'affaires

Actionnaires à parts égales dans cette aventure de 21 M$, Servier Canada, le Fonds CTI Sciences de la Vie et le Fonds de solidarité FTQ sont au cœur de ce modèle d'externalisation de la recherche qui est à redéfinir l'industrie pharmaceutique.
Incidemment, ce partenariat avec des fonds de capital de risque constitue une première au Canada pour le géant français, à qui l'on doit la découverte de la molécule originale à la base de cette affiliation.

«Ce que nous pouvions faire seuls dans le passé, n'est maintenant réalisable que grâce à un réseau de partenaires de choix», a indiqué le directeur général de Servier Canada, Frédéric Fasano, lors d'un point de presse tenu le 26 septembre au siège social de la pharma, à Laval.

Contribuant à la création d'une dizaine d'emplois directs et en sous-traitance, le projet piloté par Ilkos Thérapeutique consistera essentiellement ces 4 prochaines années à démontrer l'efficacité du composé S42909 au moyen d'une étude de phase 2A multicentrique conduite en Amérique du Nord et en Europe auprès de plus de 200 patients.

Pour Servier, qui assurera la coordination et le déroulement de cette étude clinique, ce partenariat s'inscrit dans sa stratégie d'investissements en recherche au Québec, a fait valoir M. Fasano. «Après l'inauguration de notre centre d'excellence en recherche clinique en 2014, c'est sous la forme d'une société de biotechnologie aujourd'hui que notre investissement prend forme.»

 

 

C'est sous l'impulsion de Jean-François Leprince, associé directeur au Fonds CTI Sciences de la Vie, qu'a vu le jour une nouvelle biotech sous le dénomination sociale d'Ilkos Thérapeutique. Le dévoilement a eu lieu le 26 septembre au siège social de Servier Canada, à Laval.

Conditions gagnantes

C'est sous l'impulsion de Jean-François Leprince, associé directeur au Fonds CTI Sciences de la Vie et ex-PDG chez Aventis Pharma Canada, qu'Ilkos Thérapeutique a vu le jour.

«Le projet est important, structurant et innovant pour le secteur des sciences de la vie au Québec, a-t-il affirrné, tout en vantant la qualité des infrastructures de recherche, l'expertise et les conditions financières qui font de la Belle Province un incontournable de l'industrie.

Premier vice-président Investissements au Fonds de solidarité FTQ, Normand Chouinard abonde dans le même sens.  «Le Québec est à l'avant-scène de l'innovation biomédicale. L'innovation, c'est aussi proposer de nouvelles façons d'investir en partageant le risque avec des compagnies pharmaceutiques tout en bénéficiant de leurs expertises.»

À cet égard, les sciences de la vie figurent parmi les quatre secteurs d'activité privilégiés dans la nouvelle planification stratégique de ce fonds d'investissement en capital de développement, dont l'actif net atteint 11,7 G$.

Traitement de référence

Dernier-né de la recherche de Servier dans le domaine des maladies vasculaires, artérielles et veineuses, le composé S42909 a démontré au cours de son développement préclinique des propriétés pharmacologiques prometteuses sur la cicatrisation et prouvé son innocuité lors d'études cliniques de phase 1, lesquelles portaient sur plus de 300 volontaires sains, a mentionné M. Leprince.

Ce nouveau traitement administré par voie orale est le premier traitement visant à accélérer  la cicatrisation et la guérison des ulcères veineux chroniques des membres inférieurs et pourrait avoir le potentiel d'en prévenir les récurrences, dit-on.

Le taux de prévalence de cette affection, qui touche plus particulièrement les personnes âgées, est de 1 à 1,5 % de la population.

Il faudra toutefois patienter encore au moins six ans avant une éventuelle homologation du médicament et sa mise en marché.

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