Le REM demeure un incontournable pour Jean-Claude Gobé


Publié le 21 janvier 2017

Le tracé du Réseau de système léger sur rail (SLR) connecterait les 5 secteurs stratégiques de la région métropolitaine au moyen de 27 stations, dont 2 situées dans l'ouest de l'île Jésus.

©Photo CDPQ-Infra

TRANSPORT. Malgré la décision du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) de ne pas donner d'avis favorable au projet de Réseau électrique métropolitain (REM), le chef de l'opposition à Ville de Laval, Jean-Claude Gobé, appuie inconditionnellement ce projet défendu par CDPQ Infra, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

«Le projet de Réseau électrique métropolitain doit aller de l’avant, qu’elles qu’en soient les oppositions», a-t-il déclaré par voie de communiqué, le 20 janvier, en réaction au rapport du BAPE et ses nombreuses réserves.
Le chef d'Action Laval, qui estime ce projet essentiel pour la couronne nord de Montréal, insiste sur l’importance des transports alternatifs indépendants des routes.
Système léger sur rail
Dévoilé il y a 9 mois, le REM repose sur un système léger sur rail (SLR) entièrement automatisé et électrique qui se déploierait à travers un réseau de 27 stations sur 67 kilomètres, intégrant à la fois le centre-ville de Montréal, la Rive-Sud, l’ouest de l’île, l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau et la Rive-Nord (Deux-Montagnes) en passant par le secteur de Sainte-Dorothée.
Incidemment, les citoyens de Laval-les-Îles avec ses deux gares à l'île Bigras et dans Sainte-Dorothée profiteraient grandement de cette infrastructure estimée à 6 G$.
Vision
M. Gobé ne veut surtout pas que le projet de CDPQ-Infra mette autant de temps à se concrétiser que le pont de l'autoroute 25 ou encore le train de l’Est.
Il demande non seulement au gouvernement de garder le cap, mais de respecter l'échéancier du projet, lequel devrait accueillir ses premiers passagers en 2020.
Au même moment, depuis Davos où il participait au Forum économique mondial, le premier ministre Philippe Couillard s'engageait à réaliser le projet dans les délais prévus.
«Sans bon sens ni vision, Jean Drapeau n’aurait jamais fait construire le métro de Montréal, emprunté par près de 1,26 millions de personnes tous les jours. Je vois la construction du REM se réaliser de la même façon. Il faut arrêter de placoter et passer à l’action!», a terminé Jean-Claude Gobé.
Rappelons que le Réseau électrique métropolitain serait la plus grande infrastructure intégrée en transport public au Québec depuis le métro, inauguré en 1966.