Le pardon ou l'enjeu suprême du bien-être selon Bernard Anton


Publié le 18 février 2017

Avec un langage accessible et un esprit d’ouverture, Bernard Anton revisite les composantes du pardon ainsi que différentes traditions spirituelles et pratiques thérapeutiques prônant des avantages sur le corps, l’âme et l’esprit.

©Photo TC Media

SOCIÉTÉ. Enseignant la langue française depuis plus de 30 ans, dont 16 au Centre de formation les Berges, dans Chomedey, l'écrivain, hypnothérapeute et slameur Bernard Anton prend le bâton du pèlerin pour partager la conviction de ses 25 ans de recherches et expériences: le pardon demeure la clef d'un mieux-être complet.

«Le pardon ressemble à une fenêtre qui permet à la lumière d'entrer dans notre intérieur blessé.» Bernard Anton, auteur et thérapeute

En août 2016, le résidant de Prévost a publié Osez le Biopardon MD pour votre mieux-être chez Marcel Broquet, un livre à la fois théorique et pratique inspiré de sa thèse de doctorat en études théologiques à l'Université de Montréal.

«Plus j'avançais, plus je découvrais que les gens passant à travers le processus du pardon se sentaient mieux, autant sur le plan physiologique, psychologique que spirituel, raconte l'auteur de 50 livres, dont Plaidoyer pour la Terre et les vivants, un essai sur l'environnement primé au Salon du livre de Montréal 2009. Si l'humain pardonne parfaitement en son coeur, avec toute son âme, le corps et l'esprit en bénéficient. Nous sommes interreliés.»

Voie de guérison

Quelle que soit la blessure, divorce, accident, agression, Bernard Anton croit que le pardon fera la différence pour de nouveau dormir en paix et acquérir une meilleure qualité de vie. Mais attention, ne pas confondre pardon et réconciliation.

«Il n'est pas nécessaire de renouer avec l'autre, précise-t-il. Toutefois, quand on se pardonne à soi-même et à autrui, ainsi qu'à la vie, le destin, l'univers, notre mental s'en trouve apaisé, pacifié, car on sort enfin de la spirale infernale de la haine, violence, rancœur, du ressentiment où l'on finit par devenir son propre bourreau.»

Sensible à la résolution de conflits et l'aide aux autres depuis l'enfance, l'hypnothérapeute a suivi et suit encore plusieurs sujets dans sa pratique qui l'ont amené à peaufiner son approche.

Conférence

Après avoir introduit le public aux neuf composantes du biopardon, un concept dont il est l'inventeur, Bernard Anton fera un survol des plus grandes traditions spirituelles et penseurs importants l'ayant guidé dans sa démarche.

Du rituel sacré du Gange ou de l'eau des hindouistes et Amérindiens à la résilience du Dalaï-Lama, chez les bouddhistes, en passant par les animistes confiant leurs malheurs à un arbre, le mantra de l'Ho'oponopono dans la culture hawaïenne «Je suis désolé. Pardonne-moi. Merci. Je t'aime.» et des pratiques antiques grecques ou taoïstes, ces traditions ont été observées par l'humaniste québécois.

Dans sa quête, il a voyagé partout sur la planète et rencontré des spécialistes tels Carl Simonton et HansSeyle. Sa réflexion a été également nourrie par le médecin psychiatre suisse Car Gustav Jung.

«On réalise que le pardon est un besoin universel depuis toujours», mentionne-t-il.

En finale de sa prestation, il exposera d'ailleurs les effets positifs du pardon, basés sur les observations et conclusions de grands scientifiques mondiaux, dont Bernie Seigel et James Pennbacker.

Bernard Anton présente une conférence inspirée de son livre «Osez le Biopardon MD pour votre mieux-être» le vendredi 24 février, à 19h à la salle de conférence du restaurant Chez Giorgio (2121, boulevard Le Carrefour), dans Chomedey. Information: www.bernardanton.com.