Briseurs de grève chez Samuel & Fils


Publié le 17 mars 2017

Le Syndicat des Métallos demande à Samuel & Fils de revenir à la table de négociation plutôt que d'employer des briseurs de grève.

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CONFLIT. Pour la troisième fois en seulement un an chez les Métallos, des enquêteurs du ministère du Travail ont débusqué des briseurs de grève dans une entreprise touchée par un conflit de travail, cette fois, sur le territoire lavallois.

Les enquêteurs ont constaté la présence de trois briseurs de grève chez Samuel & Fils, une entreprise de transformation métallique dont la centaine de travailleurs ont déclenché une grève pour refuser une clause orphelin désavantageuse pour les nouveaux travailleurs le 4 février dernier.

«Cela confirme nos doutes, d'expliquer le président de la section locale 9441, Alain Paiement, par voie de communiqué. On voit les allées et venues des camions au jour le jour. C’était évident que l’entreprise n’opérait pas seulement avec les cadres.»

«Nos avocats déposeront, dans les plus brefs délais, une requête pour que le tribunal émette une ordonnance, fait valoir la représentante syndicale Silvy Vaudry. Si l’employeur souhaite redémarrer réellement son usine, il doit revenir négocier sérieusement.»

Hausser les amendes

Dans la foulée de cette contravention à la Loi du travail, le Syndicat des Métallos demande à Québec d’insuffler du mordant à sa loi anti-briseurs de grève, pour qu’elle soit davantage respectée par les employeurs.

Notons qu’aucune amende n’est imposée de prime abord aux entreprises où on constate la présence de briseurs de grève. Ces dernières s’exposent seulement à des amendes quand l’ordonnance du Tribunal administratif du travail est émise, ce qui peut prendre un certain délai. Celles-ci peuvent aller jusqu’à un montant de 1000$ par jour.

«C’est ridicule comme montant, fait valoir le coordonnateur des Métallos pour la région du Nord/Nord-Ouest, Donald Noël. Les entreprises calculent ça dans leurs coûts d’opération et l’emportent au paradis. La loi doit prévoir des amendes dès le début de l’offense et celles-ci doivent être suffisamment élevées pour décourager les entreprises.»

Lors d'un conflit de travail, seuls les cadres embauchés avant le début des négociations sont autorisés à effectuer les tâches normalement effectuées par les travailleurs syndiqués.