À 23 ans, sa qualité de vie est menacée

Bientôt sans assurance pour ses médicaments


Publié le 30 mars 2017

Mélissa Bilodeau souhaite garder sa belle qualité de vie.

©(Photo gracieuseté)

MALADIE RARE. Mélissa Bilodeau, Lavalloise de 23 ans, est atteinte d’une maladie rare, non couverte par l’Assurance maladie du Québec. Bientôt, elle devra défrayer seule les coûts exorbitants d’un traitement qui assure sa qualité de vie.

Atteinte du syndrome de Morquio, la jeune fille raconte que lorsque les deux parents sont porteurs, les descendants ont une chance sur quatre d’avoir la maladie. « J’ai la malchance de gagner à cette loterie », soutient-elle.

Ce syndrome attaque notamment la croissance et le développement des os. À long terme, les organes vitaux peuvent être touchés. Grâce au traitement Vimizim, Mélissa peut fonctionner normalement : se rendre à l’université, faire son épicerie etc. Étudiante en sciences politiques, celle-ci tient à garder une belle qualité de vie et espère avoir un avenir prometteur.

Toutefois, sans ce traitement, son état se dégraderait très rapidement. Mélissa soutient que le gouvernement du Québec refuse de couvrir les frais de ce médicament en raison de l’absence de valeur thérapeutique. « Je ne comprends pas, il est payé partout ailleurs au Canada. Je vois bien les bons effets chaque jour », soutient-elle.

Actuellement couverte par l’assurance privée de sa mère, Mélissa n’y aura plus accès après ses études. Une fois par semaine, cette dernière reçoit le traitement par la poste et se l’administre par voie intraveineuse durant près de sept heures.

« Sans ça, j’aurais une dégénérescence des os, des hanches et du cou. Ça peut aussi mener à des problèmes cardiaques et respiratoires. »

Ignorant le montant exact de son traitement, elle sait certainement qu’elle ne pourrait le payer sans couverture. Inquiète, elle espère pouvoir faire changer les choses.