La Ville amende son projet de règlement sur les animaux


Publié le 6 mars 2017

Lors du dévoilement du projet de règlement concernant les animaux, le 8 février dernier:le maire Marc Demers, l'élue responsable de la gestion animalière, Sandra Desmeules, et le président de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, Dr Joël Bergeron, en présence de Doggie, un chien dûment enregistré, stérilisé, micropucé et vacciné.

©Photo TC Media – Archives

MUNICIPAL. Quatre semaines après avoir rendu public son projet de règlement sur les animaux dont l'adoption est prévue le 14 mars, l'administration Demers en présente une nouvelle mouture.

«Des citoyens et des conseillers municipaux nous ont proposé des améliorations dont nous avons tenu compte», déclare l'élue responsable de la gestion animalière, Sandra Desmeules, dans un communiqué publié par le cabinet du maire, le 6 mars.

On se rappellera que les nouvelles mesures avaient énormément fait réagir sur les réseaux sociaux.

Modifications

En clair, seuls les articles du règlement visant la tarification, le micropuçage et la vaccination ont été vus et corrigés.

«Toutes les autres dispositions du projet de règlement [qui tient sur 26 pages] demeurent inchangées pour le plus grand bien-être des animaux et la sécurité des citoyens», rappelle-t-on.

Permis pour les chats

Si la Ville réaffirme son intention d'imposer un permis pour les chats à compter du 1er avril, elle annonce la gratuité de la licence en 2017 et gradue la tarification à 7 $ pour 2018 pour atteindre la pleine mesure des 15 $ annoncés en 2019.

La tarification permet de partager équitablement entre les citoyens et les propriétaires d’animaux les coûts liés à l’hébergement des animaux perdus, leurs soins, la recherche de leur propriétaire et, dans bien des cas, l'euthanasie, mentionne Mme Desmeules.

On estime ces coûts à près d’un million de dollars par année.

La Ville fait également valoir que le coût moyen dans les 17 villes canadiennes de taille comparable qui exigent une licence pour les chats est de 23 $.

Cela dit, le permis pour chat sera gratuit aux Lavallois de 65 ans et plus comme c'est le cas pour leurs chiens.

Vaccination non obligatoire

Par ailleurs, la Ville se ravise quant à la mesure qui rendait obligatoire la vaccination contre la rage des animaux de compagnie. Cette disposition qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2018 tombe.

«La responsabilité revient aux propriétaires», concède Mme Desmeules, qui précise que la Ville investira dans une campagne de sensibilisation favorisant la vaccination.

Micropuçage

Également, une modification au projet de règlement rendra obligatoire le micropuçage dans deux ans, soit le 1er janvier 2019 plutôt qu'au 1er janvier 2018 tel que prévu initialement.

Ce délai permettra de synchroniser l'application de cette mesure avec la mise en service du centre animalier, fait-on valoir.

Improvisation

Pour le chef de l'opposition, Jean-Claude Gobé, ces modifications proposées illustrent «l'improvisation» derrière ce projet de règlement et «l'amateurisme» de l'administration Demers.

«Ce projet devrait être totalement annulé et revu», dit celui qui s'engage à abolir ce règlement dans les 100 premiers jours qui suivraient son élection.

Du côté du chef de Parti Laval, Michel Trottier proposera une série d'amendements au prochain conseil municipal, dont la gratuité des licences pour chats.

«S'il y avait eu un processus consultatif dès le début, l'administration Demers aurait pu éviter ces revirements improvisés, plaide-t-il. Qu'un parti politique propose des amendements à son propre règlement avant même qu'il n'ait été discuté en conseil, c'est assez farfelu. Cela démontre le degré de désorganisation présente au sein du parti du maire.»

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