La Ville limite la hauteur des bâtiments

Désormais, des tours d'habitation haute de 33 étages comme celle du Domaine Bellerive, qui domine Chomedey depuis la fin des années 1960, ne seront autorisées qu'à l'intérieur du quadrilatère formé par l'autoroute des Laurentides et les boulevards de la Concorde, de l'Avenir et Saint-Martin.

RÈGLEMENT. Au conseil du mois d'avril, l'administration Demers a adopté un règlement de contrôle intérimaire (RCI) limitant la hauteur des bâtiments en sol lavallois.

Publicité

Le conseil municipal a adopté au début du mois un règlement limitant la hauteur des bâtiments sur l'ensemble du territoire.

Ce règlement prévaudra jusqu’à l’adoption du nouveau schéma d’aménagement révisé, dont la seconde mouture est présentement soumise à la consultation publique.
Essentiellement, le règlement en vigueur depuis le 5 avril reprend les limites actuellement fixées dans le schéma qui devrait normalement s'appliquer au printemps 2018. «Dans l’intervalle, des modifications resteront possibles», avise toutefois le cabinet du maire.
Gradation

C'est ainsi que pour la majorité du territoire de l'Île Jésus, la hauteur maximale permise pour tout nouveau bâtiment plafonne à six étages.
Cette limite passe à 8 étages le long des axes de transport structurant, puis à 10 étages aux abords des stations de métro Cartier et De la Concorde.
En clair, dans les quartiers résidentiels, les hauteurs maximales oscilleront de six à huit étages, et ce, dans le respect du cadre bâti.
Les bâtiments pourront atteindre 15 étages principalement dans la partie ouest du centre-ville de même que dans certains secteurs ciblés, alors que pour la majeure partie du centre-ville, lequel couvre un large périmètre englobant, entre autres, le Carrefour Laval, le Centropolis et la Cité de la biotech, la limite est fixée à 25 étages.
Enfin, les gratte-ciels n'auront aucune limite à respecter à l'intérieur du quadrilatère formé par l'autoroute des Laurentides et les boulevards de la Concorde, de l'Avenir et Saint-Martin, où se trouvent notamment la station de métro Montmorency et la Place Bell.
Fin de l'anarchie

«C’est la fin de l’anarchie et le début du développement planifié à Laval», a déclaré le maire Marc Demers au lendemain de l'adoption du RCI sur la hauteur des bâtiments.
Selon la Ville, cette approche contribuera à créer un environnement respectueux des zones résidentielles existantes tout en favorisant l'aménagement d'un ensemble urbain cohérent.
«Les occasions de développement resteront nombreuses et les nouvelles constructions seront érigées dans un environnement de qualité», poursuit-elle.

Publicité

À lire aussi