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La capacité de la salle insuffisante

Conseil des commissaires


Publié le 28 juin 2017

La capacité de la salle est limitée à 50 personnes.

©Mario Beauregard

ÉDUCATION. Jennifer Gagnon, vice-présidente du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval (SERL), a déploré la capacité de la salle à la dernière séance du Conseil des commissaires, le 21 juin.

«La gestion de la Commission scolaire de Laval (CSDL) sur la capacité de la salle est insultante, mentionne Mme Gagnon, mère de deux enfants fréquentant les écoles publiques de Laval. Je peux comprendre qu'il existe des règles afin d'assurer la sécurité de tous. Ne trouvez-vous pas antidémocratique de limiter l'accès aux citoyens, aux employés et aux parents à une séance publique des commissaires?»

La vice-présidente du SERL croit que la démocratie a le droit de s'exprimer afin d'éclairer les décisions des commissaires. «C'est plus important que votre confort. Il peut y avoir un plan B comme lors des soirées d'affectation-mutation qui se déroulent à la cafétéria et où nous sommes plus nombreux.»

La présidente de la CSDL, Louise Lortie, a indiqué qu'elle s'informera sur la capacité d'accueil. «Je sais que le nombre limite appartient à la Ville, au Service de sécurité d'incendie.»

Mme Gagnon se demande pourquoi limiter la capacité alors qu'il y a des auditoriums disponibles permettant une capacité d'accueil plus grande.

«À l'extérieur, il y a gens qui souhaitent s'exprimer, faire valoir leur point de vue et questionner le conseil des commissaires. Ce droit leur a été refusé.»

Le SERL a déjà fait cette intervention à quelques reprises et la CSDL a refusé de changer le lieu du Conseil des commissaires. 

Mme Gagnon a tenu à dénoncer le double discours de la CSDL qui ne se gêne pas pour dépasser les ratios de certaines classes ni de faire déborder les écoles. «La CSDL va jusqu'à utiliser des dépôts comme local d'enseignement en orthopédagogie.»

Débordement des écoles

Plusieurs personnes reprochent le débordement des élèves dans les écoles. Mme Gagnon a rappelé à la présidente de la CSDL qu'au début des années 2000, la CSDL avait des terrains et des écoles qu'elle a choisi de fermer et de vendre.

«Le Ministère annonçait de la décroissance, c'est pour cela que nous avions pris cette décision en 2003, précise Mme Lortie. Nous n'avions pas le choix. «Là, le Ministère prévoit une hausse, alors nous les croyons et allons construire des écoles», conclut-elle.