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Imbroglio autour des mesures d'apaisement de la circulation


Publié le 15 juillet 2017

Chef de l'opposition officielle, Jean-Claude Gobé reproche à la Ville de mettre les citoyens devant le fait accompli avant de les consulter.

©Photo gracieuseté

AUTEUIL. D'un côté, l'opposition officielle accuse l'administration Demers d'improviser des mesures d'apaisement de la circulation dans les quartiers résidentiels et de les imposer aux citoyens sans les consulter au préalable; de l'autre, le maire suppléant assure que ces mesures ont été dûment planifiées, sont temporaires et qu'elles feront l'objet d'une consultation avant de devenir permanentes.

Maire suppléant,David De Cotis affirme plutôt que les nouvelles mesures d'apaisement de la circulation se veulent temporaires et qu'elles seront soumises à une consultation auprès des résidents avant de devenir permanentes.
Photo TC Media – Archives

Dans un communiqué publié le 13 juillet, le chef du parti Action Laval, Jean-Claude Gobé, s'en prend à David De Cotis à qui il reproche d'avoir, la veille, consulté les citoyens des rues Rio et Strasbourg «après l'instauration de mesures aussi importantes» que l'implantation d'une piste cyclable les privant de stationnement sur un côté de la chaussée et la mise en place de cloches de ciment pour réduire la vitesse.

«On ne consulte pas en aval. C'est une vulgaire insulte aux résidents de ce quartier», a dénoncé M. Gobé, qui assistait à la soirée d'information à laquelle présidait M. De Cotis, le 12 juillet, au parc-école de l'Odyssée-des-Jeunes dans le district de Saint-Bruno, à Auteuil.

«Le mécontentement des citoyens étaient si fort qu'une partie de l'événement a été annulé», poursuit le chef d'Action Laval, en faisant référence aux célébrations qui n'étaient pas au rendez-vous.

Candidat du parti dans le district voisin de Fabreville, Robert Bordeleau qualifie de «cafouillage» le train de 400 mesures d'apaisement de la circulation annoncées d'ici la fin de l'année, «un écran de fumée pour compenser le fait qu'ils n'ont rien fait en trois ans», dit-il en parlant des élus du parti au pouvoir.

Explication

Conseiller du district et vice-président du comité exécutif de la Ville, David De Cotis a tenu à remettre les choses en perspective, mentionnant d'emblée que la vitesse excessive observée sur les rues Rio et Strasbourg avaient fait l'objet de beaucoup de plaintes dans le passé.

«[L'autre soir] des gens étaient fâchés pas nécessairement en raison des mesures d'apaisement mises en place, mais par le fait que le contracteur eut commencé les travaux vers 2h du matin.»

Or, s'il estime que la moitié des quelque 50 citoyens présents étaient contre les mesures, le numéro 2 de l'administration Demers a rappelé que celles-ci demeuraient temporaires et qu'elles seraient soumises à une consultation auprès des résidents dans les 6 à 10 semaines suivant leur implantation.

«On a eu le réflexe d'écouter les citoyens présents et de convoquer une seconde réunion qui aura lieu jeudi prochain [le 20 juillet] à 19h à la bibliothèque Laure-Conan, a poursuivi M. De Cotis. Des représentants du Service de l'ingénierie seront présents pour expliquer ces mesures.»

À propos de toutes ces interventions à s'implanter principalement au pourtour des parcs municipaux et des écoles primaires, le conseiller de Saint-Bruno a insisté pour dire qu'elles visaient à assurer la sécurité des piétons et des enfants, rappelant au passage la mort tragique, il y a cinq ou six ans, d'un enfant sur la rue Rio après avoir été heurté par un véhicule.