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Parc Jolibourg: la Ville s'explique


Publié le 29 juillet 2017

Des citoyens de la rue Du Relais, qui veulent retrouver la vue et leur accès direct au parc Jolibourg par le boisé, réclament la relocalisation des roulottes de chantier et la remise en état de l'espace gazonné, aujourd'hui remplacé par un revêtement routier.

©Photo TC Media – Mario Beauregard

GROGNE. L'administration Demers a réagi à la levée de boucliers provoquée par l'installation sans préavis de roulottes de chantier au parc Jolibourg, le 19 juillet.

Pour au moins les deux prochaines années, une partie gazonnée du parc bordant la rue Du Relais, à Sainte-Dorothée, a été réquisitionnée dans la foulée des travaux de reconstruction de deux ponts donnant accès à Laval-les-Îles.

Il s'agit d'un «site administratif», rassure le porte-parole du cabinet du maire, François Brochu. Pas question d'y entreposer de la machinerie lourde ni aucun matériaux en vrac, mentionne-t-il.
En clair, deux roulottes serviront de «bureaux» aux ingénieurs affectés à la reconstruction des ponts du chemin des Trilles (qui relie l'île Pariseau à l'île Verte) et du chemin Du Dupont (qui relie l'île Jésus à l'île Bigras) et une troisième à l'entreposage de certains équipements de valeur.

Seul site possible

M. Brochu informe que l'exiguïté du site du chantier contraint la Ville à utiliser «une très petite portion» d'un «très vaste parc», laquelle portion est «sans équipement de jeux ou module de jeux».

«Il n’y a aucun espace public de libre sur la terre ferme plus près du chantier et même dans un périmètre élargi», poursuit-il, rejetant du coup les solutions de rechange proposées par des citoyens du secteur.

À cet égard, il soutient que «le terrain [à l'arrière] du centre commercial n’est pas utilisable» et que «le stationnement municipal [de l'ancienne gare Sainte-Dorothée] est beaucoup trop éloigné».

Inconvénients minimisés

Cela dit, François Brochu assure que la Ville a tout fait pour minimiser les inconvénients aux résidents, notamment en localisant les roulottes «près des murs aveugles des résidences riveraines» de sorte qu'elles «ne bloquent pas la vue» au parc.

Dans la même foulée, «le pavage a été posé pour éviter la poussière, aucun arbre n’a été touché et la portion utilisée sera clôturée», affirme-t-il.