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Georges Laraque pédale pour le Parkinson à Laval


Publié le 1 septembre 2017

Cent kilomètres de vélo sont venus à bout de l’énergie de Georges Laraque pour qui la participation au Défi Vélo de Parkinson Québec allait de soi.

©Photo TC Media – Gérard Legault

SOCIÉTÉ. « C’est tough en…, s’exclame Georges Laraque après avoir parcouru les 100 premiers kilomètres du Défi Vélo de Parkinson Québec. C’est inspirant de savoir qu’il y a des participants qui pédalent malgré leur maladie. Je suis brûlé. C’était vraiment difficile.»

Nicole Charpentier, directrice générale de Parkinson Québec, et Nicolas Carbonneau, président d’honneur du Défi-Vélo, étaient fiers des résultats de la journée.
Photo TC Media – Gérard Legault

Le 26 août au matin, l’ancien ailier droit des Canadiens de Montréal a pris le départ de ce défi parmi les 190 cyclistes inscrits. À partir du Tennis 13 Fitness, sur l’autoroute 13 à Laval, les participants devaient parcourir 30, 60, 90 ou 150 km. Georges Laraque avait opté pour le trajet le plus long.

«C’est une belle cause, assure-t-il, totalement épuisé. Cette maladie fait souffrir les gens en silence. Quand on m’a demandé de participer, j’ai dit oui instantanément. Pour moi, supporter c’est quelque chose, mais être dans l’action, c’est encore mieux.»

En plus d’inspirer le porte-parole, cette 7e édition a permis à Parkinson Québec d’amasser des fonds pour vaincre la maladie. Au moment d'écrire ces lignes, les gains du Défi Vélo s’élevaient à 167 085 $. Il sera possible d’effectuer des dons sur le site de l’événement jusqu’en septembre.

«De fil en aiguille, on a grandi, mentionne le président d’honneur, Nicolas Carbonneau. C’est extraordinaire qu’en 10 ans, on en soit rendus là. Il faut trouver des fonds pour la recherche, c’est important.»

Un objectif de 200 000 $

Ce pharmacien-propriétaire de Laval-Ouest est très sensible à la cause, puisque son père vit avec le Parkinson depuis 10 ans. Il a donc naturellement accepté la présidence d’honneur du Défi-Vélo, il y a sept ans. Depuis, il a vu l’événement grandir, passant d’une vingtaine de cyclistes à près de 200. Les dons aussi ont augmenté.

«J’espère que nous atteindrons la barre des 200 000 $ d’ici la fin de cette campagne», ajoute M. Carbonneau.

Selon lui, comme il s’agit du seul événement cycliste dédié au Parkinson, l’objectif devrait être facilement atteint.

«C’est une journée extraordinaire, ajoute la directrice générale de l’organisme, Nicole Charpentier. Nous sommes contents des résultats. C’est un moment très humain.»

Pour elle, l’activité physique est l’équivalent d’un médicament.

«L’un des symptômes de cette maladie, c’est d’être emprisonné dans son corps, explique Mme Charpentier. Bouger améliore grandement la qualité de vie des personnes atteintes de Parkinson. On encourage beaucoup ce type d’activité et le Défi Vélo est un bon exemple de réussite.»

Selon Parkinson Québec, le sport est un bon moyen pour améliorer la vie, conserver l’agilité du corps et briser l’isolement.