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Jacques Aubé entend maximiser l'utilisation de la Place Bell

21 spectacles déjà confirmés


Publié le 5 septembre 2017

Jacques Aubé était fébrile à l'inauguration de la Place Bell.

© Vincent Graton

ÉVÉNEMENT. La Place Bell, c'est aussi le volet spectacles. Jacques Aubé, d'evenko, ne s'en cache pas l'objectif est de maximiser son utilisation.

«Nous avons déjà vendu 21 spectacles et les gens n'ont pas encore vu nos installations, souligne le vice-président exécutif et chef de l'exploitation dans une entrevue accordée au Courrier Laval à l'inauguration de la Place Bell, le 31 août. Nous espérons tenir 50 spectacles pour notre première année et c'est sans compter le Rocket.»

Le grand manitou d'evenko précise que depuis plus de 18 mois son groupe rencontre les agents internationaux pour leur présenter le nouvel aréna lavallois. «Comme nous sommes leurs partenaires depuis longtemps, ils nous connaissent très bien et nous écoutent avec attention», mentionne-t-il.

Spectacle inaugural

Le Cirque du Soleil donnera d'ailleurs le coup d'envoi avec OVO, du 13 au 17 septembre. «On ne pouvait pas demander mieux, affirme Jacques Aubé. On est très contents qu'un partenaire de Montréal et international comme le Cirque du Soleil s'intéresse à la Place Bell. C'est une excellente façon de donner le coup d'envoi.»

De gros noms sont déjà à l'affiche dont Scorpions avec Megadeth (19 septembre) et The Killers (6 janvier). Alt-J (29 octobre), LCD Soundsystem (2 décembre), des conférences (Soyons la solution, animée par Chantal Lacroix) et des spectacles multimédias (L'univers de Marvel) figurent aussi au calendrier.

L'amphithéâtre compte 46 loges pour les spectateurs, des loges d'artistes, une imposante galerie de presse sur 3 étages. Quand les gens entrent dans l'enceinte, ils ont vraiment l'impression d'un copié-collé du domicile des Canadiens de Montréal.

Identité propre à elle

M. Aubé refuse de considérer la Place Bell comme une réplique miniature du centre homonyme. «C'est une salle de spectacle aussi importante que le Centre Bell.»

Même son de cloche pour le directeur de l'exploitation amphithéâtre de la Place Bell, Claude Delorme: « le complexe aura sa propre identité. On peut voir un rapprochement avec le vieux Forum, car les spectateurs sont très près de l'action. La Place ressemble aussi au Centre Bell, son grand frère, mais avec des équipements à la fine pointe de la technologie.»

MM. Aubé et Delorme ont vanté le tableau indicateur central géant. «Cet immense tableau est rétractable, explique M. Aubé. Pendant les spectacles, c'était important que la vue ne soit pas obstruée.»

Grâce à des gradins télescopiques et à un pont roulant, la salle peut se transformer à sa guise, pouvant accueillir une poignée de spectateurs pour des événements intimistes, et jusqu'à 10 000 pour des concerts grand public.

«Je tenais à ce que le parterre puisse recevoir 3000 personnes, insiste-t-il. Au Centre Bell, on est limités à 2200. On cherche autant les petits bands que les gros. Nous avons plus de fins de semaine libres à la Place Bell pendant la saison du Canadien. Ça devient donc intéressant pour des groupes se produisant par exemple à Toronto ou à New York le vendredi et qui peuvent faire une halte à Laval.»

Enfin, Claude Delorme admet avoir amené les bonnes pratiques et méthodes au niveau fonctionnel des 22 dernières années d'expérience du Centre Bell à ce nouvel aréna.