Bois de l’Équerre: un nouveau projet sur les planches

Stéphane St-Amour stephane.st-amour@tc.tc
Publié le 23 octobre 2016

Marc Demers

©Photo Ville de Laval

ZONAGE. «Nous voulons protéger le bois et le mettre à l’abri de toute spéculation», a tenu à préciser le maire Marc Demers, huit jours après le retrait des deux règlements de changement de zonage visant le bois de l'Équerre et contestés par les citoyens concernés.

:«Une partie du secteur présente moins de valeur écologique et beaucoup d’intérêt pour y faire un milieu de vie agréable pour les familles. C’est pourquoi nous favorisons un développement équilibré du secteur», poursuit le premier citoyen dans un communiqué publié le 12 octobre.      

En deux temps

Alors que l’affectation actuelle du bois de l’Équerre permet un usage industriel et résidentiel, l’administration Demers souhaite lui donner «une vocation plus appropriée à sa valeur écologique» en conformité avec «la volonté des Lavallois», dit-elle.

La Ville, qui planche sur un nouveau projet de règlement, réitère son intention de modifier une partie du zonage résidentiel en zonage dit «à usage public», plus contraignant.

Puis, dans un second temps, elle profitera de la révision du schéma d’aménagement pour transformer l’affectation industrielle en un usage de protection et de conservation permanent, et ce, pour la totalité du boisé composé de milieux naturels d’intérêt.

Rappelons qu'à la séance du conseil municipal d'octobre, le maire Demers a signifié que le promoteur immobilier Les Immeubles de l'Équerre inc. avait accepté de revoir ses plans en prenant en compte les inquiétudes exprimées par les citoyens, à savoir la hauteur maximale des immeubles, la circulation automobile, la planification des établissements scolaires et la mise en valeur du bois.

«Nous sommes confiants que les nouveaux règlements rassureront les citoyens», conclut le maire.

Identifié en début d'année comme le «projet phare» de la Vision stratégique Laval 2035, le projet de développement en question propose notamment l'implantation de 1300 habitations sur les terrains en friche et à faible valeur écologique du bois de l'Équerre.