«La 19 sera fait dans un premier mandat» - François Legault


Publié le 21 avril 2017

Outre ses messages en économie, santé et éducation, François Legault tenait à faire connaître la position claire de son parti lors de sa visite à Laval: avec la CAQ, il n'y aura jamais de référendum sur la souveraineté du Québec.

©Photo TC Media - Mario Beauregard

POLITIQUE. De passage à Laval le 20 avril dans le cadre d'une tournée des régions, François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), a indiqué que son parti irait de l'avant avec le prolongement de l'autoroute 19 s'il était porté au pouvoir aux prochaines élections.

:«Le gouvernement libéral n'arrête pas de promettre et promettre sans qu'il n'y ait d'échéancier. Rien n'avance, mais le projet fait pourtant consensus partout que l'on doit prolonger la 19 entre les autoroutes 440 et 640», a-t-il souligné.

A la grandeur du Québec, c'est l'économie qui sera son cheval de bataille lors de la prochaine campagne, lui qui a pour objectif de remettre de l'argent dans le portefeuille des familles.

«On est les seuls en à parler, comme si ce n'était pas important. Les familles ont de la difficulté à arriver actuellement. Depuis trois ans, le gouvernement de M. Couillard a augmenté de 1300 $ leur fardeau fiscal avec les tarifs des garderies, taxes scolaires, l'électricité et quelques autres taxes. Dans le dernier budget, il a remis 500 $ aux familles, donc il manque toujours 800 $ dans leur portefeuille», dit celui qui propose d'utiliser une partie des surplus pour redonner environ 1000 $ aux familles.

Afin de tâter le pouls sur le terrain, François Legault s'est arrêté à la Maison des enfants le Dauphin, un organisme de Chomedey, en ce jeudi d'avril. «La réussite des jeunes, c'est un dossier qui me tient à cœur, c'est un peu le thème de ma tournée. Je veux rencontrer des gens qui s'occupent de la famille, tester l'idée de la maternelle 4 ans qui serait gratuite et accessible à tous, mais pas obligatoire. Ça permettrait d'identifier les jeunes qui ont de la difficulté d'apprentissage, ce qui suppose qu'il faut ajouter des orthophonistes et orthopédagogues. Dans la plupart des endroits où je vais, on me dit qu'il y a un manque criant de ces ressources.»

Rencontre avec le maire

François Legault a évidemment rencontré le maire Marc Demers lors de sa visite lavalloise. Le REM, le fonctionnement de la Communauté métropolitaine de Montréal, les coupures dans les budgets par les libéraux, le prolongement de la ligne orange, la Place Bell, plusieurs sujets ont été discutés d'une façon informelle.

«À Laval, il y a du potentiel. Il y a de la place pour du développement résidentiel et pas besoin de dézoner contrairement dans d'autres régions. Il faut aussi accélérer l'investissement des entreprises. Nous on a un projet pour Laval, un projet économique et il faut que ce soit ça la priorité pour la prochaine campagne électorale», a martelé François Legault, qui aimerait aussi voir l'implantation sur le territoire d'un campus de l'Université de Montréal en pharmaceutique, financé par le gouvernement provincial.

Il a également abordé le dossier de la santé. «On doit désengorger l'urgence à la Cité-de-la-Santé, où la moyenne d'attente est de 17 heures. Il faut qu'il y ait des médecins de famille dans les GMF disponibles sept jours sur sept. À la Cité, 40 % des gens qui s'y présentent ne devraient pas aller là, mais plutôt être traités dans des cliniques de premières lignes», a fait valoir le député de l'Assomption, qui ne voit pas pour le moment la nécessité de construire un deuxième hôpital sur l'île Jésus.

Comtés lavallois

L'arrêt de François Legault à Laval se terminait au Café le Signet, à Sainte-Rose, où il devait rencontrer ses militants.

«La CAQ a 20 comtés et on veut en ajouter 50. Il y en a six à Laval et trois-quatre sont dans notre mire. Il n'est pas impossible qu'on annonce déjà des candidats cet automne. On veut un profil diversifié, mais il va y avoir des candidats économiques, une ou deux vedettes connues et des gens locaux. On veut une équipe qui va attirer plus d'investissement des entreprises et de meilleurs emplois à Laval», a terminé François Legault.