Les employés du soutien scolaire demandent plus de reconnaissance

Caroline Lévesque caroline.levesque@tc.tc
Publié le 11 avril 2014
Yves Brouillette, président du Syndicat lavallois des employés de soutien scolaire (SLESS-CSQ) et Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ).
Mario Beauregard

SYNDICAT. Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ), Éric Pronovost, était de passage à Laval le 11 avril, aux côtés du président du Syndicat lavallois des employés de soutien scolaire (SLESS-CSQ), Yves Brouillette, pour faire état des réalités avec lesquelles jongle le personnel du soutien scolaire depuis quelques années.

Techniciens en laboratoire ou en éducation spécialisée, surveillants, éducateurs en service de garde, opérateurs en informatique, secrétaires, bref, plusieurs corps de métiers autres que celui d'enseignant sont aux premières lignes dans les compressions budgétaires de la Commission scolaire de Laval (CSDL). Depuis cinq ans, le Syndicat observe une diminution de trois à cinq heures par semaine au sein de ce personnel. De plus, les postes à temps complet se font de plus en plus rares.

Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, en tournée dans plusieurs régions du Québec, veut interpeller les instances patronales sur les choix qu’elles effectuent avec les budgets de Québec.

«Ce qu’on veut dire aux administrateurs des commissions scolaires et du gouvernement, c’est que nous avons notre place sur la première marche du podium au même titre que les enseignants», explique Éric Pronovost.

Yves Brouillette dénonce également le fait que les besoins de la clientèle des élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) sont grandissants à Laval, alors que les budgets sont de plus en plus réduits pour les postes en adaptation scolaire.

Une plus grande valorisation

La Fédération de même que le Syndicat misent sur une plus grande valorisation quotidienne de ses employés qui affichent une précarité d’emploi en croissance, non seulement en raison des coupures dans les postes et les heures de travail, mais également au niveau des salaires.

«Ce sont des gens qui gagnent en moyenne 27 000 $ par année, laisse savoir le président de la FPSS-CSQ. C’est très peu pour ce qu’ils représentent et ce qu’ils font au quotidien dans nos commissions scolaires et nos écoles. Trop souvent, ces gens ne sont ni écoutés ni entendus.»

Pour M. Brouillette, ces métiers doivent être connus par un plus large public. «C’est plus de 4440 personnes à Laval qui travaillent passionnément chaque jour et qui sont en lien direct avec les enfants qui fréquentent l’école, et ce, de la maternelle jusqu’en 5e secondaire ou au diplôme d’étude professionnel.»