Pédagogie et camp de jour font bon ménage

Diane Hameury diane.hameury@tc.tc
Publié le 28 juillet 2014

Projet scolaire. Volet éducatif le matin et camp de jour en après-midi, un projet imaginé par une conseillère pédagogique en apprentissage de la langue française de la Commission scolaire de Laval (CSDL) dédié aux enfants immigrants a débuté le 21 juillet, au centre communautaire Jean-Paul-Campeau.

«Quarante enfants y participeront, soit 10 par semaine pendant 4 semaines, rapporte Martine Lienhard. Ils sont âgés entre 8 et 11 ans et viennent de l'Afghanistan, du Népal, de la Colombie, du Chili, de l'Afrique, de l’Algérie et de la Syrie.»

L'objectif est de faciliter l'intégration de ces jeunes dans leur environnement et le système scolaire, eux qui sont peu familiers avec la langue de Molière. Deux enseignantes en langue française, Judith Girardin et Caroline Bédard, se partagent le travail pédagogique et les enfants sont laissés aux bons soins des moniteurs des camps de jour, l'après-midi.

Un travail d'équipe

Martine Lienhard a eu l'idée du projet à la mi-juin. Pour le mener à terme en si peu de temps, elle a rallié des acteurs de la communauté lavalloise qui n'ont pas hésité à donner le coup de pouce nécessaire à sa réalisation.

Ainsi, le Carrefour d'Intercultures de Laval a référé les enfants, la CSDL a avancé l'argent pour le salaire des enseignantes, Louise St-Aubin, chef de division pour les BML 3 et 4, a fait le pont avec les camps de jour et Diane Grenier, de la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de Laval, a pris contact avec la Conférence régionale des élus, qui a défrayé les 3000 $ requis pour l'inscription au camp.

«C'est un projet pilote qui ne s'adresse qu'au primaire cette année, puisque ça été facile de s'intégrer à une structure déjà existante. L'an prochain, on voudrait aussi impliquer les jeunes de secondaire 1 à 3, mais il faudra penser à quelque chose pour eux, puisqu'ils ne peuvent aller dans les camps de jour», confie Mme Lienhard, ajoutant que les élèves de secondaire 4 et 5 auraient aussi éventuellement leur tour.

Pour 2015, cette dernière aimerait pousser le projet aux quatre coins de l'île Jésus, et non seulement à Chomedey, afin de rejoindre le plus grand nombre possible d’élèves de la CSDL, dont la clientèle est composée aujourd’hui à 55 % d’enfants issus de l’immigration.

Cette statistique a été dévoilée au terme d’une recherche par l’Organisation scolaire de la CSDL en 2014. Benoit Côté, de l’Université de Sherbrooke, ainsi que Marie Mc Andrew et Françoise Armand, de l’Université de Montréal, étaient les chercheurs responsables.