État de la situation et besoins en logement social

Publié le 13 octobre 2016

Les principaux irritants à Laval, c'est la rareté et le coût des terrains, ainsi que les contraintes reliées au stationnement.

©Photo TC Media - Josianne Haspeck

RÉFLEXION. La Table régionale des organismes communautaires en logement de Laval (TROCALL) a tenu un colloque, jeudi, au pavillon du Bois-Papineau pour amener les acteurs du milieu à réfléchir à la question du logement social.

Par Josianne Haspeck

À l'approche de l'adoption d'une première politique de logement social par la Ville de Laval, l'occasion était belle de faire état de la situation et d'explorer les différentes avenues possibles pour que des projets du genre puissent se développer.

Le Colloque « Habitons Laval » présentait des conférences en matinée et des ateliers, en deuxième partie de la journée, sur la mixité sociale et l'inclusion, l'accessibilité universelle, les étapes du développement d'un projet d'habitation communautaire et des exemples de belles réussites, comme la Coopérative de solidarité Bois Ellen.

Pour la directrice de l'Association coopérative d'économie familiale de l'Île-Jésus (ACEF), Micheline Côté, la politique idéale faciliterait la création de logements sociaux en facilitant l'achat de terrains. « Les principaux irritants à Laval, c'est la rareté et le coût des terrains, ainsi que les contraintes reliées au stationnement », fait-elle savoir.

Des projets pour la Coopérative de solidarité Bois Ellen sont enthousiasmants, mais demandent beaucoup de temps pour voir le jour, souligne Claudine Inizan, porte-parole de la TROCALL et conseillère en logement pour l'ACEF de l'Île-Jésus. « Ça peut prendre trois à quatre ans avant qu'un projet se réalise, mais cette période de temps n'est pas spécifique à Laval, c'est dû à tous les paliers gouvernementaux qui sont sollicités », précise-t-elle.

Besoins criants

Sous la gouverne de l'administration Vaillancourt, le logement social ne faisait pas partie des dossiers prioritaires, confirment les deux femmes, ce qui fait en sorte qu'aujourd'hui, un énorme rattrapage reste à faire. « Actuellement, plus de 1200 ménages se trouvent sur la liste d'attente pour obtenir un HLM », soutient Mme Inizan.

Directeur général du GRT Réseau 2000 +, Aziz Dennoune fait savoir que les gens issus de l'itinérance, atteints d'une maladie mentale ou d'une déficience intellectuelle, ainsi que les familles immigrantes font partie des clientèles qui sont à la recherche de logements abordables. « Nous sommes la deuxième ville d'accueil pour les immigrants après Montréal. Laval connaît un vieillissement accéléré de sa population. Nous ne sommes pas capables d'évaluer les besoins réels en logements sociaux, mais le besoin est là et il est important », assure-t-il.