La Fondation Le Monarque à la recherche d'un toit


Publié le 9 février 2017

Gérard Vézina n'abandonne pas l'espoir de retrouver un local, mais pour le moment sa famille est sa priorité.

©Photo TC Media - Archives

SOCIÉTÉ. Installée au 4848, boulevard Sainte-Rose depuis l'automne 2015, la Fondation Le Monarque a dû quitter son local en début d'année, après la vente du petit centre commercial de Laval-Ouest.

Le bâtiment abritait aussi Ameublement Le Monarque, un magasin qui apportait de l'eau au moulin à l'organisme oeuvrant auprès des sans-abri et gens dans le besoin, une initiative de Gérard Vézina. «On nous a dit en décembre que le nouveau propriétaire voulait faire un restaurant, c'est pourquoi nous avons laissé le local», explique-t-il.

En plus de vendre, ou plus souvent qu'autrement donner, sofas, fauteuils, téléviseurs, matelas ou appareils ménagers, de la nourriture était aussi distribuée aux démunis. «Une bénévole a pris la liste des personnes qu'on aidait et elle les a appelées afin de les référer à d'autres ressources, comme Moisson Laval», mentionne Gérard Vézina.

Depuis la fermeture, des réfrigérateurs et congélateurs ont été entreposés, les vêtements vendus à une compagnie qui paye à la livre et les meubles ont également été vendus ou donnés.

Une année difficile

L'année 2016 a été particulièrement mouvementée et peu facile pour l'organisme et son fondateur, à débuter par une série de méfaits l'été dernier. Tel que rapporté dans le Courrier Laval, des individus se sont rendus sur les lieux une première fois le 28 juillet, coupant les fils d'alimentation électrique à l'arrière du bâtiment. Le lendemain, nouvelle tuile avec le vol d'équipement de cuisine, alors que le dernier méfait, le 30 juillet, laissait le local vandalisé.

En décembre, Gérard Vézina a encore une fois eu maille à partir avec des gens mal intentionnées. S'ensuivent des menaces et du vandalisme, des incidents qui ont mis à rude épreuve les nerfs de sa famille.

«Ma femme ne voulait plus venir au magasin et les bénévoles avaient peur, se rappelle-t-il. Le côté financier était aussi difficile et j'avais des choix à faire pour ma famille. Fallait que je sorte de là et disons que la vente du centre commercial est venue confirmer tout ça», dit l'ancien entrepreneur en maçonnerie qui retournera sur les chantiers de construction ce printemps, histoire de se refaire une certaine santé financière et s'occuper de ses proches.

Gérard Vézina n'abandonne toutefois pas l'idée de louer un nouveau local, mais ses recherches n'ont encore rien donné. «Les loyers sont pas mal cher, alors pour le moment, on est en stand-by», termine-t-il.